Je voudrais d'abord affirmer que le dialogue n'est pas l'affirmation de ses idées ou de ses convictions c'est l'ouverture aux autres et l'écoute du monde qui constituent les prédispositions
indispensables à son établissement. Les nazis avaient des convictions, les talibans ont les leurs, les extrémistes religieux ne cessent de les exposer et le front national en fait une logorrhée
ininterrompue et torrentielle. Il faut, une fois de plus, se graver dans l'esprit que tous ceux que j'ai pu citer ne laissent aux autres aucune chance d'aborder sereinement un dialogue et que
le seul but de leur pseudo désir de dialogue est de s'offrir une tribune pour déclamer leur haine. C'est ce stratagème qu'il est indispensable de déjouer car il est semeur de troubles et de
confusions et , hélas, aboutit souvent à révéler les pires barbaries dont certains sont les porteurs et si on les laissait faire aux exactions ultimes dont l'histoire est le témoin. C'est,
d'ailleurs, pourquoi, aucune éthique politique, quelle que soit l'horizon politique d'où elle vient, quelle que soit l'origine ethnique de ceux qui l'ont recommandée, quelle que soit la
personnalité de ceux qui l'ont conçue, quel que soit le lieu où elle a été émise ne conseille le dialogue avec ces vecteurs "populaciers" d'atrocités induites, de pogroms programmés, de
chasses à l'homme déshonorantes, d'assouvissements haineux de projets d'esprits malades d'une identité mal assumée ou d'inconscients moyenâgeux. La haine, la xénophobie, le racisme
ne se raisonnent pas ils se combattent, c'est la conclusion de toute éthique politique ou sociétale. A tous les autres le dialogue est ouvert et mon blog est un blog de dialogues; c'est
pourquoi une des raisons qui m'interdisent toute intervention dans les dialogues des commentaires c'est de ne pas les brider par les propres limites de mon raisonnement et de mes incertitudes, sauf
si le commentaire s'en prend quelque part à ma personne. Car le dialogue dépend de conditions indispensables : la bonne foi des interlocuteurs, la considération pour les propos des autres et la
place pour une inflexion de ses convictions. Sans ces préalables il s'agit de monologues croisés qui ne sont pas sans intérêt, car il est toujours instructif d'avoir un aperçu sur les opinions de
ceux qui nous entourent pour sa propre culture, aperçu qui nous appelle à plus de modestie, mais sans ses préalables il n'y pas de dialogue car tout dialogue doit garder en vue sa propre vocation:
la construction d'une conviction enrichie!