J'ai déjà écrit et crié ma désapprobation sur le port de la burqa, qui représente à mes yeux un symbole d'asservissement de la femme, même et compris quand elle est acceptée. Beaucoup
d'études montrent que la port de ce vêtement est aussi le fait de convertis européens à l'Islam, et est donc un facteur ostentatoire de prosélytisme qui choque l'athée que je suis. Je ne suis que
mieux à l'aise pour dénoncer d'autres burqa, intellectuelles celles là, qui réduisent ceux qui les endossent à une vision très restreinte des réalités qui les entourent.L'islamophobie en est
une des plus opaques car le regard de ses tenants porte sur leurs propres frustrations, sur leurs propres insuffisances, sur leur ignorance crasse de l'histoire du monde, sur tout ce qu'ils
refusent d'assumer, se contentant de s'armer de leur haine pour stigmatiser une partie importante de notre population. Ils sont les descendants des massacreurs des guerres coloniales armés du sabre
et du goupillon, dont les génocides sont nombreux et qui ont semé sur tous les continents le sang de victimes innocentes. Assumer le passé ils en sont incapables parce qu'ils ne le connaissent pas.
Dois je rappeler que les musulmans, sur tous les continents, ont, eux aussi, été victimes de massacres de la part des croisés, des colonisateurs et des mongols et que même si l'existence dans des
frontières sûres et reconnues de l'état d'Israel est acceptée par tous, elle ne constitue pas moins une épine irritative dans l'esprit de tous les musulmans tant qu'un état palestinien viable et
indépendant ne sera pas effectif. Alors faire porter aux seuls musulmans le poids néfaste de la politique actuelle est un aveuglement!
L'autre Burqa que je voudrais, ici, montrer du doigt, c'est celle portée par les états occidentaux et autres membres du G8, qui ne veulent pas reconnaitre leurs responsabilités quasi exclusives
dans les pollutions planétaires. D'ailleurs les états tiers viennent de claquer la porte, à la conférence de Copenhague, tant l'égoïsme des nantis est criant. Les résolutions actuellement
envisagées qui admettent un réchauffement allant jusqu'à deux degrés, sans aide chiffrée aux pays qui en sont les moins responsables et les plus touchés, montrent l'étendue et la densité du voile
intégral qui les empêche d'être lucides. Si, par leur faute, la conférence est un échec c'est toute la population mondiale qui en sera la victime. Que l'on s'occupe de toutes ces burqa pour les
faire définitivement disparaitre est une oeuvre de salut public!