commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres
Le pipeau est, sans doute, un instrument plutôt rustique, mais il est devenu l’instrument vedette de la fosse d’orchestre de la tragédie grecque. A entendre l’abondance des airs joués par tous ces instrumentistes dont le talent et les connaissances économiques n’ont d’égal que la volonté de défendre l’idéologie dont ils vivent, les Moghols sont aux portes de « Berline » pour arracher le pain de la bouche des petits allemands et ce que décrit leur tendancieuse interprétation c’est une nouvelle "Sodome et Gomorrhe" ou vivent des nababs qui se vautrent dans la luxure, la débauche, la corruption et le gaspillage infini dont les dépenses somptuaires finissent par pomper et par piller toutes les richesses du continent. Les commentaires enfarinés sur ce désolant spectacle sont eux-mêmes des comédies annexes dont le seul but est de disculper les « ornithocheirus » de la spéculation qui ne font que protéger les économies des épargnants ! Voulant avoir une idée de cet enfer du vice dont la musique telle le chant des sirènes attire la meute spéculative quelle ne fut pas ma déception : la Grèce est un petit pays de 7 millions d’habitants, avec un tout petit PIB national, un PIB personnel de 23000 dollars soit une salaire moyen d’à peine plus d’un demi SMIC , douzième, treizième et même dix septième mois compris, une corruption identique à celle d’autres états européens, et un déficit budgétaire inférieur en pourcentage à celui de l’Italie et de la Grande Bretagne. Et voilà pourquoi cette nouvelle Carthage doit être détruite( Delenda Carthago est disait Caton ), telle le répétait un romain plus que célèbre. Parce que ce peuple a cru aux mirages de l’Europe et de l’Euro fort, cet Euro fort dont la fonction essentielle est de protéger les fortunes acquises et d’être le port de repli des bandes de pillards de la spéculation après leurs raids criminels jetant dans la misère des contrées de plus en plus nombreuses, celui là même qui a conduit la plupart des économies et entreprises européennes dans les plus graves difficultés. A coups de paris sur la hausse des obligations et des emprunts de l’état grec , ces « hedges funds » par l’intermédiaires de produits dérivés tels les « C D S » sortes de titrisation » de la dette que l’on achète au plus bas et que l’on revend au plus hauts ont conduit ce pays au bord du gouffre, avec les commentaires méprisants de la chancelière allemande et la coopération bienveillante des agences de notation. La dette de la Grèce est certes importante mais n’est qu’une portion infinitésimale des sommes qui ont été dépensées pour sauver les spéculateurs qui sont de l’ordre de dizaines de millions de milliards de Dollars . C’est la couardise et l’indécision des gouvernements qui ont encouragé la spéculation ; malgré les attitudes "Césariennes" de plusieurs chefs d’état rien n’a été fait pour réguler cette spéculation, pour l’empêcher de nuire, pour la contenir dans des limites raisonnables. Alors les airs solennels de pipeau des jours prochains, serviront comme ceux du joueur de flûte de l’histoire à conduire la « Panurgie » au bord de la falaise finale !