Je ne parlerai pas de l'émission présidentielle, vous en aurez des pages entières dithyrambiques ou éreintantes suivant les sensibilités politiques. Ces émissions sont l'occasion de
promesses dont la réalisation est plus qu'aléatoire Je relèverai une inexactitude lors de sa promotion : cette émission n'est pas la première du genre puisque le 28 avril 1985 le
"talk-show" de François Mitterrand avec comme maître de cérémonie Yves Mourousi est resté dans les mémoires non amnésiques. Permettez moi de préférer le présentateur d'antan à l'actuel! aujourd'hui
je préfère parler d'enfants et de misère. Dimanche, un de mes favori Axel 21 a osé parlé d'adoption sur un ton polémiste et ironique ce qui lui a valu une volée de bois vert des adoptants éventuels
qui ont même tenu à justifier l'action de l'Arche de Zoé. Il va de soi que je soutiens les thèses défendues par l'auteur ce qui m'amène à argumenter sur ce sujet. Je ne jette nullement la pierre
aux adoptants dont la bonne foi et la générosité ne peuvent être mises en cause.Je ne doute pas que leur action va permettre de sortir de la misère un certain nombre d'enfants dont l'avenir
serait, au mieux, incertain et, au pire, effroyable. Je suis persuadé que toutes les conditions de légalité des procédures d'adoption ont été suivies avec un soin particulier, et je suis
respectueux de leur désir de devenir parents, d'autant que l'adoption d'enfants de culture différente n'est pas une sinécure. Mais le problème ne se situera jamais au niveau d'initiatives
individuelles aussi louables soient elles. Le problème est celui de la misère dans le monde et des solutions qui doivent préoccuper l'ensemble des états les plus riches et l'intégralité de leurs
citoyens. Nous ne pouvons continuer à faire payer notre confort et nos retraites par la population la plus misérable du monde à travers la finance, le commerce et la spéculation. Ce qui est
déplaisant c'est d'argumenter sur cette misère pour justifier ces adoptions! certes nous ne pouvons pas nier la responsabilité de certains peuples à leur propre dénuement mais on les a bien
aidés. L'histoire de Haïti pourrait en être la démonstration: on lui a toujours fait payer son péché d'origine qui est une révolte nationale contre la décision napoléonienne de rétablissement de
l'esclavage. Je ferais sûrement un article dans un blog sur ce sujet. Alors sans culpabiliser les adoptants mon opinion est que les enfants seraient mieux dans leur pays d'origine si on leur
offrait des conditions décentes d'existence. L'argumentation de le réussite scolaire et professionnelle n'est pas suffisante ni satisfaisante. Des tas d'enfants ayant un cursus brillant ne sont
nullement épanouis et si on arrive à délivrer leur parole ils l'expriment clairement. L'investissement humain des adoptants est certes considérable, leur amour pour leurs enfants ne peut leur être
dénié, mais on ne transforme pas, par l'assimilation de notre culture,de notre mode de vie, de notre vision du bonheur, un enfant coupé de ses racines en clone de nos enfants occidentaux. Ce
choix de culture ils auront peut être la possibilité de le faire, eux mêmes, avec les éléments qu'ils auront acquis; je ne pense pas que la solution soit de le leur imposer!