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commentaires de l'actualité, de l'histoire et de mes livres

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POPULISME

Il est d'autant plus difficile d'expliciter ce terme, qu'il est souvent accommodé à toutes les sauces et que sa définition est d'autant plus floue qu'il contient le mot peuple et que l'appel au peuple est la forme la plus usuelle sinon exclusive de la démocratie.Pourtant à bien des égards le populisme s'oppose à l'exercice libre et réfléchi de la démocratie tant il fait appel à l'émotion, souvent exprimé bruyamment et qu'il manie, souvent de façon habile, les sentiments et les ressentiments primaires de populations qui se sentent opprimées et frustrées par les "élites" terme vague dont la définition est souvent contestable. Il ne faut pas nier que  certains comportements de ces élites   attisent ces réactions et ne servent pas non plus le fonctionnement normal de la démocratie. Je vous fais grâce d'exemples étalés quotidiennement dans les médias. Nous avons nous mêmes une part de responsabilité dans le développement du phénomène, à ne point mettre de mesure dans la critique des changements inéluctables survenus ces dernières années. Le populisme n'a donc pas de définition précise mais possède un cadre dont les paramètres sont variables mais dont la fiche d'identité comprend souvent: une attitude anti élitiste, une récusation des partis politiques et des corps intermédiaires, une xénophobie de fond avec dénonciation permanente et abusive du cosmopolitisme, et surtout un leader incontesté.La contestation ne s'appuie sur aucun argument valable, la rumeur, les 'on dit" , les opinions de la famille ou de son environnement immédiat remplacent l'argumentaire et la réflexion. La médiation, à tous les niveaux, est rejetée de façon systématique et les recours aux opinions populaires sont plébiscités. La démocratie représentative, qui constitue un obstacle à l'expression populaire directe, est dénigrée de façon violente. Cette irruption d'un néo populisme dans les démocraties européennes fait incontestablement le jeu des droites et le néo bonapartisme triomphe un peu partout.L'aspiration à un régime autoritaire fait partie des desidérata du populisme qui consent à une moindre participation active des corps intermédiaires dans la gestion de la chose publique. La frontière est ténue entre un régime populiste et un régime dictatorial tant sont exaltées les vertus et les capacités du "chef". Il nous faut donc être très vigilants, car dans notre pays le populisme gagne du terrain  profitant de la crise économique qui génère des situations dramatiques et des frustrations extrêmes 
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Z
Intéressantes réflexions,la logomachie à propos du populisme me semble vaine, mais on est forcé d'étiqueter.Il suffit d'observer les attitudes, les slogans, les alliances, les comportements. Alors ce que l'on appelle populisme aujourd'hui devient clair, un cocktail bien étrange issu du poujadisme, des ligues de droite récupérées par le FN puis par le parti présidentiel. Une réponse pavlovienne à la démagogie, l'insertion dans un ensemble dont on n'approuve pas forcément tous les projets, mais qui d'une manière parcellaire semble satisfaire ses propres intérêts voire son égoïsme. Le "populisme" fédère, car il tourne résolument le dos aux difficultés d'une approche humaniste, à l'oubli de soi au profit d'une démarche solidaire.
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F
J'était curieuse de voir comment NS commencerait à nous parler de son emprunt...Donc çà y est..une partie servira au financement de 5 instituts hospitalo-universitaires. Là, on touche à l'une des priorités des français..c'est du populisme ?
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M
<br /> non je ne pense pas que c'est du populisme mais les promesses n'engagent que ceux qui les entendent d'après un de nos hommes politiques donc wait and see!<br /> <br /> <br />
M
Merci pour cet excellent papier! Bon week-end et bisous
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M
"Un peuple qui concéde un peu de liberté ,contre un peu de sécurité ,ne mêrite ni l'une ,ni l'autre ,et finit par perdre les deux !" <br /> <br /> Benjamin Franklin
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T
ah ! ce pauvre peuple à qui on demande de voter de signer , mais qu'on refuse surtout d'écouter !<br /> un populisme à l'envers.<br /> Mais c'est vrai que certains en profitent.
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S
Totalement d'accord, et les médias ont une grande part de responsabilité. Le traitement de l'information est de plus destiné à susciter des émotions faciles et immédiates. La grippe A, c'est la peur - ça marche moyennement pour l'instant, mais plus les morts s'accumuleront, plus elle gagnera du terrain. Les faits divers sordides rendent la peine de mort de plus en plus séduisante. Les insuffisances de nos administrations (judiciaire, pénitentiaires) poussent au tout sécuritaire. Le climat social s'imprègne de ces infos sensationnelles... S'écarter des influences, des mauvais sentiments, ça demande un effort, et les gens sont trop fainéants !
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T
mais n'est-ce pas le bi-partisme voire la pensée unique ... qui mine la démocratie représentative qui ne l'est pas du tout, représentative?
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R
Au départ (en 1929) le mot populisme désignait une école littéraire se proposant de peindre les moeurs des hommes du peuple sans garder les théories sociales.<br /> Ensuite, ce mot a désigné l'importance donnée aux couches populaires de la société.<br /> Depuis quelques années, le sens de ce mot évolue avec une connotation péjorative qui tend à désigner les couches "malléables" de la société prêtes à obéir à qui leur désignera des responsables à leurs maux, et leur enjoindra de s'y attaquer...<br /> <br /> C'est pour ça que jouer avec le populisme pour un homme politique est la façon la plus dégueulasse qui soit d'arriver au pouvoir ou de le garder...
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B
Après des années de mise à l'écart de l'exercice libre et réfléchi de la démocratie par les divers gouvernements et aussi par les producteurs de consommation (consommation pour laquelle liberté et réflexion ne sont pas forcément de mise, le populisme est difficilement évitable, me semble-t-il, il a quelque chose d'inéluctable. Mais je ne pense pois qu'il soit définitif, d'abord parce que ceux en jouant ne peuvent tout maîtriser (Internet, par exemple), ils peuvent s'enrichir des résultats de celui-ci, mais pas être certains que tous soient soient gagnés. Bibise
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M
Le populisme est le fruit du culte d'un leader qui n'a ni pas la force de caractère , ni la compétence pour assumer son rôle. Nous connaissons cette dérive par la médiocrité des hommes politiques actuels.
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T
difficile de classer les gens de se classer soi même;moi je suis dans "le peuple" même dans le populisme si tu veux...je ne m'interesse plus à la politique;je fais partie de gens qui sont désabusés ;toujours des discours à flatter leur égo à tous droite ou gauche ou autre...il y aura toujours des riches et des pauvres...j'ai de la chance d'être de la classe moyenne..même si j'accepte le péjoratif du mot "moyenne"...j'ai toujours voté à gauche et même si je n'ai guère d'espoir..je ne pourrai jamais me résigner à voter différemment....sauf écolo si cela s'organisait Mais bof!!!c'est pas la rumeur ,la peur ou les médias qui me feront changer d'avis;je préfère la philo que je ne comprends pas toujours .Tu vois c'est peut être ça le peuple!au moins la philo m'aide à me construire ; la politique me paraît stérile et triste...il n'y a pas d'agression envers toi,je t'estime beaucoup..."très beaucoup" comme m'avait dit un jour un enfant à l'école..amicalement
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