C'est l'ancien président des Etats Unis, Jimmy Carter, qui l'affirme "le projet de loi sur une couverture santé pour tous du président Obama a fait remonter en surface le racisme latent de
certaines couches sociales dans les états du sud des USA". Il va de soi que ce racisme est très minoritaire dans l'intelligentsia américaine qui considère Obama comme un des siens et qui a sur lui
un jugement très positif mais touche les populations les plus incultes de l'Amérique profonde dont le jugement repose sur un atavisme toujours vivace "un noir est incapable d'être aux
commandes d'un grand pays ". Peu leur chaut que ce président ait rétabli en grande partie l'image très abîmée de son pays après la politique désastreuse de son prédécesseur, peu leur importe que
leur président jouisse d'un prestige considérable dans l'ensemble de la planète et pèse peu dans la balance de leur cortex quelque peu atrophié sa remarquable gestion de la crise dans son pays où
il est maintenant envisagé une sortie de crise quasi imminente, seule reste en travers de leur esprit faible l'inopportune couleur de peau. Racisme ordinaire, racisme quotidien dont les USA
n'ont pas le monopole. Les déclarations pour le moins équivoques de Brice Hortefeux à l'université d'été de l'UMP, les déclarations de Jean Claude Dassier, président de l'OM, du même acabit, sur
son prédécesseur Pape Diouf et même la fermeture sans solution de rechange du camps de réfugiés afghans dans le Pas De Calais vont toujours dans ce sens: exalter un populisme qui se
répand dans toute l'Europe comme les loups dans la ville. Car ce qui frappe tous les observateurs les plus sereins c'est l'irrésistible ascension des partis populistes dans toutes les parties du
monde et en Europe en particulier. Le cas Berlusconi en est l'exemple type , mégalomanie, corruption, atteinte aux bonnes moeurs, xénophobie délirante, islamophobie bruyante en ont fait un leader
charismatique des droites européennes. Et l'on s'aperçoit en France, que dès que le balancier des rares mesures gouvernementales tombe au profit de la justice sociale et des droits humains le
groupe parlementaire UMP est vent debout pour s'y opposer. L'histoire des tests ADN en est l'exemple caractéristique. Il est urgent de construire une morale et une politique qui placent l'homme
dans le coeur de notre société. C'est la seule solution pour chasser les loups des esprits contaminés.