Le projet de réforme de la couverture sociale engagée par le président Obama aux Etats Unis, met en exergue notre système de protection sociale, plébiscité à plusieurs reprises dans les
comparaisons internationales menées par l'organisation pour le commerce et le développement économique(OCDE) car il démontre ses vertus dans la protection de notre santé, contre les risques
cardio-vasculaires et met en lumière notre faible taux de mortalité. Mais surtout il démontre l'autonomie de la couverture universelle par rapport aux problèmes de la répartition des
services entre le privé et le public . C'est pourtant ce système qui est régulièrement mis en cause par les lobbies des assurances privées, par les tenants de l'ultra libéralisme qui mettent
l'accent sur les coûts de la santé en France,par le racisme anti immigré qui proteste contre leur couverture sanitaire qu'ils considèrent comme un appel d'air à l'immigration clandestine et par la
politique gouvernementale actuelle qui accentue les pression sur les soignants au point que ce métier est de moins en moins choisi par les jeunes et qui multiplie les obstacles à l'accession aux
soins des plus démunis par des mesures financières rédhibitoires. Le plan santé du président américain dont l'urgence n'est plus à démontrer car cinquante millions de ses concitoyens n'ont aucune
couverture sociale montre à quel point l'intoxication ultra libérale fait des ravages dans l'esprit des plus conservateurs de ses concitoyens. Cet état d'esprit qui donne la priorité absolue à
l'individu au dépends de toute idée de solidarité restreint l'intervention de la puissance publique au stricte minimum. Ce qui n'a pas empêché la massive irruption de l'état pour venir en aide aux
organisations financières pourtant responsables de la crise. Je dois à la vérité de dire que certains des conservateurs les plus extrémistes ont repoussé les plans d'interventions.
L'impôt synonyme de répartition des richesses est quasiment un gros mot aux USA et les lobbies des conservateurs et de l'industrie pharmaceutique sont vent debout contre cette réforme et des
moyens et des arguments plus ou moins honnêtes sont employés quotidiennement mobilisant médias , internet et parodies vidéos pour essayer de faire passer le président pour un vulgaire communiste.
Tous les arguments sont bons y compris les plus mensongers les plus grossiers et la président a du intervenir dans son allocution hebdomadaire pour dénoncer les mythes scandaleux répandus par
les plus acharnés de ses adversaires comme l'application de la couverture aux immigrés clandestins et aux remboursements des interruptions volontaires de grossesses. Quant au prix des mesures
envisagées il serait équivalent à celui de la guerre menée en Irak qui a été accepté par la grande majorité des américains. Cette gigantesque bataille va se terminer par un compromis acceptable
mais elle a mis en lumière toute la morbidité de l'intoxication ultra libérale