Mardi 9 décembre 2008

L’habitation de Séfi se dressait au sommet d’un morne et son architecture était  celle d’une maison coloniale : rez de chaussée plantureux entourée d’une véranda périphérique et un   étage à peine moins grand , le tout surmonté d’un toiture rouge dont le fibrociment et les tôles synthétique permettaient une meilleure isolation ; les murs blancs s’agrémentaient de portes et fenêtres à persiennes dont l’implantation avait pour objectif  la circulation des vents pour une climatisation naturelle.

Les volets qui leur étaient assujettis ne se fermaient qu’en cas de cyclone ou de vents violents. Le jardin immense s’ornaient de plantes tropicales variées et colorées dont les variances  et les nuances étaient infinies..Guam avait un faible pour les hibiscus, les fleurs de balisier et les anthurium, mais dont de nombreux parterres se parsemaient de plantes aux noms  surprenants, burlesques et érotiques. Sefi avait du gout et elle l’exposait au visiteurs.. cette maison respirait à la fois la joie de vivre et la sérénité ; balancelles blanches, salon de jardin dont les éléments étaient éparpillée sur une pelouse impeccablement entretenue, baobabs entretenant l’ombre, bambous chantant sous le vent, manguiers, quénettiers, cerisiers, sapotillers, grenadiers géants,  papayers, cocotiers dispersaient leur grande taille comme autant de témoins de la grande activité de leur propriétaire. Quelle femme allait il trouver, Guam avait du mal à l’imaginer ; il avait suivi sa trajectoire pendant quelques années après leur rupture et était au courant de ses brillantes études, puis elle avait disparu comme diplomate dans plusieurs états sud américains. Guam s’en voulait de l’avoir perdu de vue mais il était ainsi, il ne se retournait jamais sur le passé et celui-ci était particulièrement douloureux ; L’habitation se situait sur un promontoire dont le panorama splendide se déroulait sous les yeux ; d’un coté la Caraïbe voluptueuse et sensuelle aux pieds des flamboyants rouges de pudeur de l’autre l’Atlantique ombrageux et susceptible surmonté de falaises abruptes que gardait une armée de fougères arborescentes jouant les sentinelles farouches et menaçantes. Guam ne put s’empêcher de penser que ces lieux évoquaient irrésistiblement la jeune femme qu’il avait connue. Une bouffée de nostalgie le surprit au milieu de ses réflexions. Ce corps de femme dans la spontanéïté  de ses dix huit ans, ce mélange explosif de violence, de puissance et de tendresse ; ce regard noir qui avait la capacité de s’éclairer d’une douceur provocatrice, ses cuisses de sportive accomplie qui vous enserraient les reins dans des accès de passion furieuse, ses lèvres lippues qui vous aspiraient pour des baisers qui vous suçaient le cœur ; ses seins dressés comme des défenses qu’elle savait rétracter quand elle collait contre vous avec des hanches et le bassin d’une pieuvre pour une étreinte impromptue et triomphante, pour une culbute au delà du plaisir, pour un interminable orgasme rugissant de lionne satisfaite.

 

A SUIVRE…..

Par mocekx - Publié dans : écriture
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

J'attend la suite avec impatience ! bises
Commentaire n°1 posté par Mesenga le 10/12/2008 à 14h43
tu sais toi même que tu as un réel talent de narrateur , peut être aidé par un passé colonial , mais de plus tu as le don de nous plonger dans notre propre imagination !
Commentaire n°2 posté par trublion le 09/12/2008 à 19h28

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Commentaires Récents

Recommander

Texte Libre

ayant beaucoup de correspondants je n'ai pas le temps de répondre à chacun car je privilégie les visites à vos blogs merci de votre compréhension!

me joindre

philippe.lagrandcourt@laposte.net

Catégories

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés