Un paysan de mon village me confiait récemment : "ils sont forts, ces financiers,pour arriver à faire du blé avec du vent". Il faisait partie, ce brave homme, de de
ces cohortes de citoyens que l'on va mettre à contribution et qui sont considérés comme des incorrigibles nuls pour lesquels des spécialistes, doctes et mystérieux,s'attachent à faire de grands
efforts de pédagogie pour leur faire avaler des couleuvres.
Ce qui a de commun dans une bulle, qu'elle soit "savonnière" ou financière c'est le peu de matière qui la compose, la bulle financière ayant comme caractéristique d'avoir vu sa matière victime
d'une pompe à finances pour aboutir, au mieux, dans la poche d'argousins, au pire, dans des paradis fiscaux que l'on fait semblant de dénoncer actuellement mais que l'on a, très complaisamment
tolérés pendant une éternité, ce qui est la norme pour ce genre de lieux. La bulle a , entre autres avantages, une forme géométrique harmonieuse résultante d'une mathématique financière aux
algorythmes secrets sortis de l'imagination féconde de circumvolutions corticalesde petits génies dont les sites écologiques n'ont rien de commun avec ceux des nuls et des moins nuls. Quand vous
voyez un de ces économistes distingués venir vous expliquer la crise et sa possible évolution, vous pouvez, alors, vous chercher un verre car, comme nous, il n'y comprend rien et vous pouvez
vérifier, le lendemain, combien ses prévisions sont contredites per les réalités, ce qui ne l'empêche pas de vous en fournir une autre toute aussi fausse que la précédente.
Au fait, les idéologues libéraux ont la foi chevillée à l'âme et font peu de cas de la réalité qui met en déroute leurs théories et ébranle leur lucidité. Il faut reconnaitre que certains ont mis
en place une ligne de défense habile qui consiste à nier la globaliité de la crise pour la saucissonner en tranches coupables et non coupables; c'est assez amusant de la part d'un personnel
politique et financier tout acquis à la globalisation de l'économie. Il y a donc un coupable "le capitalisme financier" sur lequel on crie haro aujourd'hui mais qui , tout recemment encore, faisait
l'objet d'éloges dithyrambiqueset que l'on nous proposait en exemple pour assurer nos retraites. Il est vrai qu'il vaut mieux, pour certains, une analyse superficielle, braquant les projecteurs sur
la partie la plus évidente de la crise pour masquer la responsabilité de tout un système et faire avaler au chaland la pillule de ces centaines de milliards venant au secours des banques et des
plus riches quand on a eu tant de difficultés pour trouver quelque sou pour les miséreux, les malades et les mal chanceux. Des coupables sont montés du doigt, des sanctions sont requises, mais il
ne s'agit point, rassurez vous messieurs, de tribunaux de salut public, mais comme on l'a vu pour la "Caisse d'Epargne" d'un jeu de chaises musicales où vos intérêts sont préservés! Personne en
vérité ne veut la mort du pêcheur!
Mais comme tout bon berger , il faut revenir à nos moutons et il est vrai que nos financiers ont fait leur laine sur des produits dérivés, objets mathématiques crées par des genies
désincarnés;;;;; A SUIVRE....
bien dit ! en ce moment , le tout est d'éviter de paniquer le peuple , qui pourrait dépenser son bas de laine , en se disant que la preuve est faite que l'argent en soi ne vaut rien;
Commentaire n°1 posté par trublion le 27/10/2008 à 17h25