Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 11:52

La Réserve Fédérale Américaine a injecté 600 milliards de dollars en  obligations du trésor américain dans l’économie américaine en 2010 ; elle a, ainsi, augmenté la dette publique américaine de façon significative, mais elle a permis de relancer la croissance qui est autour de 2.5% en 20012 et de baisser le chômage à 8.2 % qui est un des meilleurs taux atteints depuis la crise. Encore que la gouvernance américaine voudrait renforcer cette baisse en injectant davantage d’argent public. Mais surtout cette création massive d’argent frais a fait déprécier le dollar et a augmenté les capacités concurrentielles de l’industrie américaine !

L’Argentine en découplant le péso du dollar, couplage qui constituait un véritable carcan pour son économie, a retrouvé une économie prospère avec une croissance de plus de 5% en 20011, malgré les Cassandres qui la vouaient à la faillite !

L’Islande a refusé de payer des dettes excessives liées à la spéculation et a jeté en prison ses dirigeants responsables et elle a retrouvé en 2012 une croissance de  3%.

Ces exemples montrent qu’une autre politique est possible à condition d’avoir une vision, une conviction et une grande détermination : il faut sortir des griffes de la spéculation ultralibérale.

L’Europe est la zone économique la plus riche de la planète et elle n’a pu sauver la Grèce qui représente 2% de son PIB ! La tenaille qui enserre ses économies ne peut que se resserrer car les états qui ont déjà du mal à rembourser les intérêts de leur énorme dette ne pourront jamais en rembourser le capital ! Alors on peut mutualiser la dette par la création d’Euro bonds mais pour cela il faudrait créer une Europe plus solidaire, plus démocratique, plus soucieux de tous les Européens, avec une gouvernance élue démocratiquement Mais, surtout, il faut redonner aux banques centrales le pouvoir de création monétaire ne serait ce que pour payer les intérêts de la dette  ce qui redonnerait à nos économies une profondeur pour créer de la richesse pour tous les habitants de ce Continent.

Les économistes, les spécialistes de la finance  ont voulu monopoliser la connaissance des mécanismes financiers en laissant dans l’ignorance tous les autres citoyens. Si les techniques financières sont du domaine qui leur  est réservé, la curiosité de tout un chacun peut lui permettre d’appréhender les grandes stratégies qui sont mises en œuvre.

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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 11:02

Mettre la main dans le cambouis de la machinerie économique n’est pas tâche passionnante mais, peut être, peut elle être indispensable pour nous faire comprendre qu’il n’y a aucun hasard dans la situation déplorable de notre économie. La propagande de l’idéologie dominante veut nous faire admettre  que la part de la dépense publique de notre pays  est la seule responsable  des maux dont nous souffrons et en particulier elle met en exergue le coût de notre modèle social. Sans nier que des réformes peuvent s’avérer indispensables pour améliorer notre efficacité, nous avons les arguments théoriques pour démentir ces assertions. Pour cela il nous faut remonter aux causes de la situation de la plupart des pays européens et en particulier celle de la France. Depuis 1973 sous le gouvernement Pompidou et son ministre de l’économie Valéry Giscard D’Estaing s’est mise en place une véritable contre révolution financière, qui fait passer notre pays sous la coupe des marchés financiers par l’interdiction faite à notre banque centrale du  pouvoir de création monétaire. Cette décision politique du gouvernement Pompidou, qui rappelons le, fut le directeur général de la banque ROTHSCHILD, a été plus que déterminante dans l’évolution de nos finances publiques et elle a été confirmée par l’article 123 du traité de Lisbonne, traité qui, comme chacun sait, a été à l’initiative du Président Sarkozy qui passa outre le vote négatif du peuple français au traité de la constitution européenne.

On avait dressé la scène du scénario qui n’a jamais cessé de se dérouler sous nos yeux. Car quel était l’intérêt des banques privées dans le grand festin qui leur était servi ? Evidemment de réduire les dépenses publiques à leur plus simple  expression servie en cela par une BCE dont la seule mission était de lutter contre l’inflation. L’inflation est un phénomène correctif aux dépenses excessives des états qui pénalise le pouvoir d’achat mais dont l’avantage est de déprécier la monnaie et rendre nos exportations plus concurrentielles. De cela, l’organisation planifiée de l’économie mondiale sous le mode ultralibéral, ne le voulait surtout pas ! Pour résumer et pour ne pas être assommant notre pays etait privé de tout armement monétaire indépendant pour faire face à nos besoins de finances publiques et de concurrence internationale.

A  Suivre

Par mocekx - Publié dans : reflexion
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 11:01
L’étal de l’optimisme n’est sûrement pas le mieux garni du magasin de notre imaginaire et le train de la haine roule dans les espaces glauques de notre subconscient collectif. Le web exhale les rancœurs et les méchancetés de la peur, ce local gris où traine cette prise de conscience de notre étroitesse d’esprit et de notre absence d’humanité. Des dizaines de milliers d’années d’hominisation, de ce qui a fait de nous ce que nous sommes, partent en fumée par le feu de la fureur qui nous anime à la simple vue de l’autre, de l’étranger, de celui qui ne s’habille pas comme nous ! Bonjour tristesse ! Le « Cri » déchirant de Munch traverse les ans et les ans pour exprimer sa désolation de ce que certains hommes ont fait de notre humanité ! La beauté n’a pas de prix et peu importe la valeur attribuée, seule compte l’empreinte de l’œuvre dans le conscient collectif !  Mes temples préférés sont les Cathédrales et  les Librairies où je peux contempler la grandeur et l’étendue de l’œuvre de l’homme ! L’univers me parait concentré dans ces lieux où l’esprit vagabonde à son gré dans les méandres du passé et de l’avenir. Je suis admiratif du talent des hommes, je suis admiratif de sa diversité, je suis admiratif de son génie. L’Homme a traversé des millénaires grâce à son génie créatif et le roulement souterrain des êtres des ténèbres, des êtres d’inculture n’aura pas raison de ma foi en l’avenir de l’humanité !

Le nouveau gouvernement  a de la gueule ; mélange  harmonieux de diversité et de jeunesse avec quelques guides dont le professionnalisme ne peut être mis en doute, sa composition me parait découler du

vote des français même si, à mon gré, la droite du parti socialiste me parait surreprésentée. J’espère que les législatives permettront de corriger cet aspect des choses. De toute façon, ne nous faisons pas d’illusions, l’avenir n’est pas rose et les combats à venir contre l’idéologie dominante seront rudes et difficiles et demanderont la participation du plus grand nombre. Mais je ne me permettrai pas de faire la fine bouche car une exigence de justice sociale parait jaillir des entrailles des peuples et la France des Lumières, comme dirait Edgard Morin, est de nouveau au rendez vous de l’Histoire !

La ligne bleue de l’horizon est une politique de Civilisation ! une politique d’intégration sans assimilation, une politique de respect des identités de toutes les ethnies qui ont composé la Nation au cours de notre histoire, une politique de création de nouvelles solidarités, une politique de découverte de nouvelles convivialités, une politique qui, passant au dessus des murs des égoïsmes économiques permettra de rassembler, à nouveau, dans le creuset national, tous ceux qui croient au destin d’une nation  qui est l’inventrice des droits de l’homme !

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Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 11:53

 

L’ère post Sarkozyste va débuter demain et nous faudra faire bien attention aux symboles que nous exhiberons. A voir se démener les politiciens de droite qui ont investi les lucarnes pour nous convaincre que ce qu’ils affirmaient hier était de la pure démagogie et que le cohabitation serait la meilleure chose qui pourrait arriver à la France, on peut se demander si le vent de la défaite ne les a pas transformés en girouettes. Mais après le discours digne du président sorti, il serait malvenu de tirer sur les ambulances ! Contentons nous de réaffirmer que la logique de cette république voudrait que l’on donne une majorité au président élu.

Notre pays est dans une situation calamiteuse, avec un chômage  exorbitant et un déficit abyssal et les responsabilités de la majorité sortante dans cette situation sont énormes. On peut certes invoquer la crise, l’environnement mondial, les plus mauvais résultats de certains de nos voisins, le monde entier est en croissance et la zone Euro au fond du trou.

La crise n’était pas une fatalité ; elle a des causes : la cupidité et la spéculation.  Elle fut servie par un bras armé : l’Ultralibéralisme. Cette doctrine qui continue à avoir les faveurs des politiciens de droite est une arme redoutable contre la majorité des peuples, car elle a, jusqu’à présent gagné, la guerre idéologique mondiale et elle s’est lancée à l’assaut de toutes les conquêtes sociales avec une logique implacable : toutes les digues qui freinent l’accumulation de richesses doivent être démolies dans les plus brefs délais. Quand je vois le mal fou que se donnent les politiciens de droite  pour essayer de faire rentrer cette réalité dans un cadre acceptable, je me dis que toute cette débauche d’énergie serait sans doute mieux employée à essayer de  sortir notre pays de cette ornière profonde où leur profonde irresponsabilité nous a conduits.

Il y a-t-il des moyens de résister au déferlement de cette idéologie dominante ? Ses médiateurs politiques, s’ils manquent de lucidité, sont à ce point contaminés par le virus de l’argent roi qu’ils sont particulièrement combatifs et qu’ils ne sont pas prêts à assumer des défaites électorales. Nous ne réglerons pas seuls  les problèmes économiques tant l’environnement européen semble réfractaire. Il nous faut une doctrine, une conviction, un engagement qui forcent les barrages  et qui pénètrent au cœur des peuples pour leur donner une espérance. C’est pourquoi les deux visites symboliques que le nouveau président a prévues pour rendre hommage à Jules Ferry et Marie Curie au Panthéon sont des symboles que nous nous devons  d’approuver quelques soient les réserves que peut inspirer Jules Ferry. Car ces deux visites mettent l’accent sur  les piliers d’une nouvelle politique de civilisation : l’Education et la Connaissance, les  seules qui soient capables de donner de nouvelles bases politiques à un peuple abreuvé de contre vérités.

La tache sera rude et longue et la patience doit être l’arme des forts. Mais il faudra, tout de suite,  donner des signes d’une volonté de changement et d’amélioration des conditions de vie du plus grand nombre !

 

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 18:01

 

Lorsque l’on examine le vote au profit du Front National, les études nous montrent que 40% des votes d’adhésion ont été émis par des citoyens n’ayant pas le  baccalauréat et que ce vote diminuait sensiblement avec  l’acquisition de diplômes. L’acquisition d’une culture et de connaissances  est un facteur de raréfaction des votes en faveur de ce parti. Il est loin de ma pensée de stigmatiser les électeurs du Front National mais de nous démontrer que les efforts doivent constants et difficiles dans les tentatives d’en faire diminuer le nombre.

Pendant la campagne présidentielle une de mes amis, pied-noir, me faisait remarquer que les algériens n’étaient pas plus heureux maintenant que pendant la colonisation, puisqu’ils émigraient en masse dans notre pays. Comment faire comprendre à cette amie, qui manquait singulièrement de culture historique et qui votait FN, que c’est en tant qu’hommes libres que ces populations émigraient et que pendant la colonisation elles vivaient sous le statut de l’indigénat qui faisaient de ces populations de véritables sous hommes. Dans l’histoire de l’empire romain, l’édit Caracalla, empereur venu du moyen orient, faisait de tout habitant de son empire des citoyens romains ; ce fut loin d’être le cas dans le cadre de la colonisation française où l’esclavage, l’engagisme  et l’indigénat  créaient  un hiatus infranchissable entre les colons et les colonisés. Mais le temps du colonialisme ne fut qu’une période de l’histoire de notre pays très largement compensée par les temps des lumières et la diffusion universelle de ses valeurs. Mais il est difficile de le faire comprendre à l’ensemble de nos citoyens quand la culture devient subalterne, quand l’histoire est galvaudée, quand la démagogie et la facilité deviennent des arguments électoraux. La confusion entretenue entre culture et civilisation est particulièrement excluante ; la culture est un élément d’une civilisation mais elle n’en n’est pas exclusive. Les religions sont des éléments de culture mais elles ne déterminent pas, à elles seules, les  limites d’une civilisation.

Il n’y a pas, il n’y  aura pas de choc de civilisations. Les civilisations, même en temps de tension extrême, se sont toujours interpénétrées. La totalité des guerres sont nées de conquêtes nationalistes où les’arguments civilisationnels ou religieux ont été des prétextes. C’est la recherche de puissance qui en a été le déterminant. Il n’y aura pas d’esprit d’universalité dans la conscience des hommes, esprit qui est une des données fondamentales des valeurs de la République, sans l’acquisition d’une base culturelle solide donc d’une politique de la connaissance qui  doit être parmi les priorités de tout gouvernement progressiste !

 

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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 09:48

Le  paradoxe de la victoire de François Hollande c’est qu’elle nous a sans doute permis, contrairement à ce que nous promettaient les Cassandres, d’échapper à une situation à la Grecque. Seuls les aveugles et les obtus ne se rendaient pas compte qu’on ne pouvait pas, indéfiniment, sacrifier les peuples à la finance internationale sans que ceux-ci aient une réaction de révolte emportant dans la tourmente de leur colère les acteurs de leurs malheurs et des inutiles sacrifices qui leur étaient demandés. L’art divinatoire n’entre pas dans mes compétences mais je sais que dans leur grande majorité  les électeurs français ont répondu à la première question qui leur était posée : pouvons nous accepter cette politique austéritaire qui est l’horizon imposé par les financiers et les idéologues de l’ultralibéralisme ? Cette réponse négative a été catégorique même si les mauvaises solutions que suggérait Marine Le Pen ont été adoptées par une partie non négligeable de l’électorat. La sueur, le sang et les larmes les peuples sont prêts aux sacrifices quand il s’agit de sauver leur patrie  mais non quand il s’agit de multiplier les profits d’une petite minorité de prédateurs. Les problèmes sont gigantesques et les questions extraordinairement complexes. Les champs de mines et de ruines que nous ont laissés les crises liées à la seule cupidité obscène des spéculateurs de haut vol  et de leur instrument mondialisé : l’ultralibéralisme. La globalisation dont ils se servent de paravent sert, telle qu’ils l’ont façonnée, à masquer le piratage des richesses mondiales par une caste d’individus sans scrupules, hypnotisés par l’accumulation de profits aux dépens de la totalité des peuples qu’ils plongent dans la plus noire des misères et dans le plus profond désespoir. Il n’y aura pas de solutions uniquement nationales ; il n’y aura pas de solutions dans le repli sur soi, mais chaque élection d’une équipe anti austérité donnera une  impulsion qui sera ressentie dans la totalité des nations du monde ! La tache immense qui attend le nouveau président sera aussi internationale : tenter de faire comprendre à tous ses partenaires qu’une autre politique est possible à condition de réduire la pression féroce des tentacules des organismes financiers sur les économies des nations. Il faudra certes tenir nos engagements mais il faudra renégocier les dettes en regard des profits immenses qui sont réalisés au détriment des peuples ! Les seuls objets de nos préoccupations doivent être les personnes et les peuples.

La Grèce sera le test : le refus de l’austérité pour l’austérité  a déjà chassé du pouvoir les plus zélés des serviteurs de cette politique ! Nous verrons si l’on acceptera de transformer ce peuple, berceau de la civilisation occidentale en pays du quart monde ! L’opinion mondiale en sera le juge !Et la question d’un nouveau modèle économique et social sera l’enjeu !

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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 17:48

Je   ne suis pas de ceux qui ont été passionnés par les thèmes de la campagne. Il y a un tel décalage entre les réalités du monde et la place de la France dans ce monde et les thématiques abordées qu’il était difficile de discerner une vision et un horizon et de ressentir un souffle d’optimisme, de reconnaitre à l’horizon les feux d’un port accueillant où notre jeunesse et notre descendance pourraient faire escale avant d’élancer leur enthousiasme à la conquête de territoires imaginés par leurs talents. Le cadre et les limites de ces débats avaient été fixés d’emblée par le plus lugubre des premiers ministres qui en excluait le rêve et l’utopie, bornant ainsi la réflexion aux limites étroites du domaine de compétence de la droite : une économie « austéritaire » dictée par les marchés qui réduirait les peuples à subir, pendant une décennie, au moins, le servage de l’ultralibéralisme dans la sauvagerie des dérégulations sans  cesse plus débridées où la force replacerait la loi et les acquis sociaux seraient écrabouillés par les bulldozers d’une concurrence exacerbée par les prédateurs d’une mondialisation qu’ils auraient façonnée a leurs seuls profits.

Leur argumentaire consistait à essayer de nous culpabiliser, à nous infantiliser, à nous « imbéciliser » : à nous rendre coupable d’ignorance du monde dans lequel nous vivons, celui où la globalisation  interdisait toute approche différente de l’organisation de l’économie mondiale que celle qu’ils avaient tissée, telle une toile d’araignée où les prédateurs pouvaient dévorer tout objet théorique hostile à leur main mise sur les peuples.

Ainsi l’émergence de nouvelles économies mondiales  n’avait pas pour  but le développement de l’épanouissement des populations mais la répétition des modèles économiques ultralibéraux dans le but de concurrencer les pays où les droits sociaux étaient les plus aboutis afin de rendre évidente la nécessité de la dérèglementation des droits du travail avec toutes conséquences qui en résulteraient. C’est cela qui nous a été proposé par notre gouvernement dans une réforme qui faisait passer les accords d’entreprise avant la loi !

La France n’est pas un îlot préservé de flots de la globalisation. Toute tentative pour élever des murs autour cet ilot est vouée à l’échec. Il va falloir avoir assez d’imagination, de détermination et de volonté créatrice pour transformer cette globalisation destructrice en coopération globalisée au bénéfice des peuples. C’est cet horizon que toute action politique doit enseigner à nos enfants et nos petits enfants ; il s’agit d’abandonner toute conception de repli sur soi pour aborder l’avenir avec un esprit conquérant plus conforme à ce qui fut notre tradition et notre histoire en retenant les leçons du passé.

La France n’est pas nous plus ce pays étriqué que nous décrit une certaine droite, replié sur  un territoire et des racines inventées. Ce qui a fait la France une nation ce ne sont pas les mythes de racines chrétiennes nés de la conversion d’un roi franc Clovis et de son baptême, ce roi d’une tribu germanique régnant sur une minuscule portion de territoire, ce qui fait de la France une nation ce n’est pas le début d’une francisation des provinces de gré ou de force par la lignée des capétiens ; non ce qui a fait la France c’est l’adhésion pleine et entière de toutes les provinces à la notion de nation française lors de la révolution française et à ses principes de laïcité, de liberté, de fraternité et d’égalité. Une nation ce n’est pas seulement un territoire, et des frontières, c’est l’intégralité des influences qu’elle a assimilées depuis sa naissance, la totalité des populations qu’elle a intégrées, et des ethnies multiples qui furent à l’origine de sa formation. C’est d’une très grande pauvreté culturelle de croire que notre pays est issu d’une ethnie unique et que son unité s’est faite de façon spontanée et enthousiaste. L’unité a été un combat permanent et il n’est qu’à faire remonter à notre mémoire les guerres cruelles de religion, les effroyables guerres du sud et le Chouanisme. Ce qui fait une nation c’est le sentiment de toutes ses populations, de tous ses habitants, de tous ses citoyens d’avoir une communauté de destin, au dessus de toutes les différences ethniques, religieuses, philosophiques ou culturelles. Cette communauté de destin ne peut être remise en cause pour des raisons politiciennes et c’est une atteinte grave à la Nation que de tenter de la diviser, de la cliver et d’opposer ses citoyens pour des raisons de bas électoralisme. Les marqueurs d’une nation ce sont ses valeurs et ses valeurs sont celles de la philosophie des lumières complétées par la doctrine de ceux qui lui ont permis de survivre : les membres du conseil national de la résistance. Qu’un dirigeant politique place ces valeurs au dessus d’une doctrine économique me parait salutaire et mérite un hommage. L’esprit de la nation reste encore vivace !

A partir de lundi, un souffle nouveau va assainir ce pays, va nous délivrer des miasmes d’une xénophobie sous jacente, d’une division entretenue, d’une nation éparpillée. Que la situation corresponde ou non à nos vœux les plus intimes, à nos convictions les plus profondes, à nos opinions politiques et économiques, cette nouvelle situation donnera un nouvel élan à nos possibilités, à nos potentialités, à nos spontanéités. Ce ne sera pas le paradis mais nous aurons alors l’occasion de rebâtir une espérance.

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Mercredi 7 mars 2012 3 07 /03 /Mars /2012 10:24

Candide ne doute pas que la hargne du candidat président  ait pu faire impression sur les téléspectateurs « des paroles et des actes », d’autant que Laurent Fabius dont la sérénité et le calme furent présidentiels parlait de projets, de bilan, de chômage, de politique sociale, sujets peu susceptibles d’accrocher le chaland qui était devant la télévision pour assister à une empoignade où le toupet et les affirmations approximatives sont toujours accrocheurs. Emission d’images sans véritables liens avec les problèmes que vivent actuellement nos concitoyens et, sans doute, sans réel impact sur l’évolution des opinions, elle fut totalement décevante pour ceux qui attendaient une vision de l’avenir et des solutions aux problèmes majeurs qui sont ceux des français. Si Candide peut oser une comparaison littéraire, on devait assister à un drame avec une fin heureuse et l’on a vu du théatre de boulevard qui n’a pas eu  l’intention de poser problème. Le drame c’est la situation de plus en plus précaire de nos concitoyens sans qu’aucune porte de sortie, aucun espoir ne leur soient proposés ! L’analyse détaillée d’une telle émission aurait pu mettre en évidence de telles contre-vérités, de telles contradictions, de telles insuffisances dans la maitrise des données, de telles manipulations que l’opinion première des téléspectateurs aurait été totalement transformée, mais Candide doute de l’utilité d’une telle démonstration.

Alors quel sera l’avenir de la France,  quels sont les éléments de programme qui nous donnent quelque espérance de sortir de la crise, de quoi sera fait notre avenir immédiat, austérité ou croissance, récession ou progression ? Avez-vous entendu un seul mot qui réponde à ces questions angoissantes que se posent nos concitoyens ?

Le drame de ce pays est de n’avoir pas fait coïncider ses choix électoraux avec les nécessités de l’époque ! Non pas que l’homme choisi n’ait pas eu les capacités de conduire un état, mais parce que l’époque méritait plus d’humanité, plus de solidarité, plus d’attention aux plus défavorisés, plus de vision historique du monde, plus de compréhension de la globalité des problèmes de la planète.

La grandeur de notre pays serait plus apparente aux yeux des peuples, son influence aurait pu peser plus lourdement sur les décisions de l’Europe et nous n’aurions pas eu pour perspective que l’austérité sans fin qui est actuellement celle de grands pays de notre continent!

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Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 10:19

Candide ne croit nullement à la curée mais quand on est à la viande halal pour accroitre sa part de gâteau électoral, on n’est pas loin d’être à bout d’argument. Mr le premier ministre a fait une gaffe de taille en oubliant que la viande halal était aussi casher et s’est aussitôt fait  vertement  tancer par le CRIF. Je ne connais rien aux rites religieux mais je comprends que des hommes et des femmes gardent des traditions inscrites dans leur religion bien que je milite pour diminuer la souffrance des animaux lors de leur abattage. Je ne doute pas que la discussion avec les autorités religieuses musulmanes puisse aboutir à un accord qui limite cette douleur à condition de ne pas les stigmatiser. Mais à suivre  Mme Le Pen dans toutes ses dérives on oublierait que l’on est dans une campagne nationale avec des enjeux majeurs pour l’avenir de notre pays, que des modes de production productiviste qui donnent à consommer  des produits de bien mauvaise qualité sont à dénoncer en premier lieu, ce que l’on a peu entendu pendant cette campagne ! La malbouffe a des conséquences sanitaires terribles sur les l’avenir de nos enfants et l’éducation du goût, de même que l’équilibre alimentaire devraient être au programme de l’école primaire. Il y a tant à dire sur l’alimentation que Candide s’étonne que l’on s’arrête à une peccadille au lieu de s’intéresser à ce qui nous empoisonne. De nombreux produits toxiques ou cancérigènes sont retrouvés dans nos assiettes, certains produits font le tour du monde avant de s’y retrouver, ne croyez vous pas que ce sont ces questions qui intéressent nos concitoyens plutôt que ce débat exotique que certains tentent d’imposer ? La production agricole de qualité a besoin d’être encouragée, l’agriculture biologique doit être développée, les circuits courts doivent être favorisés, l’étiquetage doit être précis et lisible, la traçabilité toujours affichée. Ce mode de production de proximité est créateur de milliers d’emplois et une politique agricole doit y mettre l’accent. Un grand boucher a dénoncé la sélection des races bovines en faveur de celles qui ont le plus de muscles et moins de graisses qui ne correspondent plus aux habitudes de consommation actuelle. Le débat doit être ouvert pour améliorer la qualité de nos produits. Un contrôle plus strict des circuits de distribution et des marges des distributeurs  par l’affichage des prix payés au producteur peut renforcer la concurrence  au profit des consommateurs. Voici quelques unes des réflexions que nous devons avoir sur l’alimentation et laissons  de coté les sujets xénophobes que certains n’hésitent pas à soulever pour éloigner les français des véritables problèmes qui les préoccupent.

Par mocekx - Publié dans : reflexion
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Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 09:03

Candide a du soleil plein la tête avec ce beau temps qui a réveillé les couleurs de la Provence. Le contraire d’une campagne électorale qui s’enfonce dans le bruit et la fureur depuis l’entrée en campagne du candidat président. A qui fera le plus de bruit médiatique semble l’enjeu principal des candidats qui se soucient fort peu de la situation de plus en plus précaire de leurs concitoyens. Rassurez vous je ne mets pas tout le monde dans le même sac, ni Candide ni Apollon d’ailleurs. Les sorties de route du candidat président et son principal conseiller sont de mauvaises augures ! Car Apollon rend fous ceux qu’il veut perdre ! Et la violence des comportements et des propos n’est elle pas une preuve de perte de contrôle ?

Parmi les thèmes abordés lors de cette campagne, l’éducation et la formation méritent quelques réflexions car ce sont ces deux notions  qui nous projettent dans la France de demain et dans la solution de la crise où l’ultralibéralisme nous a plongés. Candide est frappé par la vision étroite que certains ont de ces deux notions. Certes il y a des urgences  auxquelles il faudra répondre de façon efficace mais laisser à penser qu’en  s’attaquant uniquement aux problèmes de l’éducation nationale l’on sera à même de mener une politique de formation et d’éducation réellement efficiente est un jugement qui ne prend pas en compte la totalité des problèmes rencontrés par une majorité de notre jeunesse. Que l’on rende responsables les enseignants du primaire et du secondaire des insuffisances d’apprentissage du langage et de l’écriture d’une partie non négligeable des élèves est aussi un jugement faussé par le petit bout de la lorgnette. L’éducation et la formation sont totalement intégrées dans l’organisation de la cité. Toute entreprise de réforme du système et éducatif doit en tenir compte. Pour obtenir des résultats il faut d’abord créer les conditions favorables et parmi ces conditions il y a la motivation. Une société aussi clivante dans sa composition sociétale et sociologique n’est pas la niche écologique naturelle pour l’éclosion des talents. Il faut créer les conditions  favorables à une réelle motivation et en particulier les conditions d’une réelle égalité des chances de tous ceux qui entrent dans un cycle de formation ou d’éducation. Le logement, les conditions de vie, le travail, l’éloignement du lieu de travail,

l’accompagnement socio-éducatif, le mode d’enseignement, l’encadrement, les lieux de rencontre, le cadre urbain, tous ces facteurs influent sur l’égalité des chances. Casser l’hérédité culturelle exclusive d’une certaine caste doit être l’objectif, à terme, de tout projet éducatif. Cela ne demande pas seulement de la présence d’enseignants, mais des moyens pour promouvoir l’ascenseur social ! Une vision différente de la société est donc indispensable ! le reste n’est que paroles verbales !
Par mocekx - Publié dans : reflexion
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