Publicité

Samedi 19 janvier 2008
La démagogie a de beaux jours devant elle ; un nouveau mot vient d'entrer dans son coeur de chauffe : les quotas. Aujourd'hui le président de la république s'est refait un degré de popularité auprès des pêcheurs en demandant la révision des quotas de pêche. Avant d'en arriver à mon argumentation , je voudrais signaler cela fait des années que tous les mois de Décembre cette question est débattue dans le cadre d'une réunion des ministres européens de la pêche et que les différents quotas avaient fait l'objet d'un compromis adopté par tous y compris par la France ; un mois après remettre cette solution en question c'est faire preuve d'un opportunisme qui, en l'occurence, s'oppose à la responsabilité. Faire semblant de croire qu'il s'agit d'un face à face entre scientifiques et pêcheurs alors qu'il s'agit de la préservation d'une ressource indispensable , c'est aussi contribuer à une déresponsabilisation. Le Grenelle de l'environnement avait pour but de créer , dans notre pays , les conditions d'un développement durable. La préservation des ressources épuisables de la nature fait partie de ce developpement durable et l'on sait que le protagoniste essentiel des resources marines est la "surpêche" et le suréquipement en moyens de pêche. Faire croire à une profession, quelle qu'elle soit, qu'on va la sauver  en faisant disparaitre la raison même de cette profession , c'est faire preuve , pour le moins d'une méconnaissance. Supprimons les quotas et dans peu d'années les pêcheurs ne seront plus que des navigateurs désoeuvrés qui n'auront que leurs yeux pour pleurer et leurs poings à ronger pour avoir mordu à l'hameçon de la démagogie
D'autres quotas ont fait parler d'eux ces temps derniers , ce sont les quotas d'immigration
. Cette politique , essentiellement répressive est camouflée sous le vocable d'immigration choisie . Il s'agit de d'admettre sur notre territoire ceux dont notre économie est demandeuse, au fait  ceux dont le besoin d'émigrer est le moins évident. En dehors de ce critère, on ne peut que se demander si d'autres ne sont pas dissimulés, à savoir critères ethniques, religieux,géographiques. Outre que ces critères dissimulés sont contraires aux droits de l'homme ,ils favorisent, contrairement à la prétention politicienne , l'immigration clandestine. Quand des hommes sont prêts à affronter tous les dangers y compris la mort pour échapper à leurs conditions misérables , ce ne sont pas des lois de prévention contre la contagion exotique qui vont les retenir. Si l'on tient compte uniquement du critère retenu , cette politique consiste à priver les pays les plus pauvres des facteurs humains de leur développement. Quand on voit la condescendance avec laquelle on a pu traiter certains pays africains , en particulier lors du discours de Dakar et lors de l'affaire de l'Arche de Zoe , on doute fortement qu'il pourrait s'agir de négociations d'égal à égal.; Ces quotas consistent donc à dresser une muraille de verre entre pays riches et pays pauvres ; je prends le pari qu'elle ne résistera pas à la pression démographique.
par mocekx
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Jeudi 17 janvier 2008
Il est de bon ton de se moquer du PS et de ses divisions sur le traité dit "simplifié" sur l'Europe.C'est vrai que certains partis politiques nous ont plus habitués aux godillots qu'aux discussions. C'est aussi à la mode de parler d'aggiornamento et de modernité, deux mots qui sont des coquilles vides et qui pour la plupart de ceux qui l'emploient ont pour sens, la conversion totale du PS à l'ultraliberalisme ambiant et l'acceptation de la mondialisation débridée , déregulée, qui semble être devenue la doctrine officielle de la nouvelle Europe. Or c'est cette Europe là que les citoyens français ont "délégitimée" par le non au référendum constitutionnel. Le traité proposé qui complexifie les textes en leur retirant toute logique et toute finalité est une boite à outils pour atteindre  les mêmes objectifs et ne peut être "relégitimé" que par un vote populaire. Tout le reste n'est que stratagème, n'est que méfiance à l'égard de l'opinion publique , n'est que mépris des élites pour la capacité des citoyens à réflechir, penser, et juger de l'orientation qu'lls veulent donner a leur propre avenir et à l'avenir de l'Europe. Il est donc normal que certains hommes appartenant au PS posent la question du vote parlementaire d'un tel traité   et fassent valoir des clauses de conscience .Je fus de ceux qui mirent de réels espoirs dans l'Europe. Cette région avait un mode développement, une culture, un modèle social qui lui étaient propres et qui pouvaient constituer pour d'autres une vitrine alléchante. Mais il ne suffisait pas comme dirait le Général de sauter comme un cabri et de crier Europe, Europe , Europe  encore fallait il lui donner vie , préserver sa personnalité et la rendre attrayante pour la majorité de ses habitants. Son long passé pouvait être un gage de réussite. Mais la pollution ultralibérale est passée par là, et ce que l'on nous a fait de l'Europe ne constitue pas la l'entité imaginée par ses habitants. Sous prétexte de se soumettre aux réalités , certains politiciens l'ont livrée aux seules lois du marché se coupant ainsi de l'adhésion du plus grand nombre. Je comprends que certains députés PS , européens convaincus; puissent se dire qu'il vaut mieux cette boite à outils que la déshérence où était tombée l'Europe, mais ma sympathie va davantage à ceux  qui expriment l'opinion de voir le peuple trancher définitivement cette question c'est à dire redonner à l'Europe une légitimité.
par mocekx
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mercredi 16 janvier 2008
IL est des mots qui ont un contenu et qui peuvent¨être cruels pour ceux qui les prononcent sans les avoir totalement assimilés. J'ai en d'autres lieux essayé de faire comprendre mon appréhension personnelle de sa signification.J'avais lu et j'ai entendu Edgard Morin expliquer le sens qu'il en donnait. Mais je l'ai surtout entendu dire que le consumérisme à tous crins ne pouvait pas inspirer une politique de civilisation.Je crains fort que la politique actuelle , développée par notre gouvernement , qui est de faire de tout citoyen , essentiellemnt , un consommateur ne s'éloigne de cette définition. La santé en est un bon exemple mais on pourrait en dire de même pour la justice. Toutes les réformes de l'hopital public ont pour objet unique , non pas l'amélioration des soins mais le redressement de ses finances donc l'optimisation de son rendement. Faire de l'hopital , l'équivalent d'un établissement industriel semble dans l'idéal le but recherché, non seulement par les autorités de tutelle, mais par leurs gestionnaires et même par quelques praticiens de haut vol qui voient ainsi l'occasion d'amélioer leurs revenus. Ils laisseraient ainsi aux structures privées , centres de santé, associations horizontales de médecins, cliniques privées , centres d'urgences désolidarisés de l'hopital le soin de gérer le tout venant , c'est à dire tous les soins inopinés, toutes les urgences, tous les accidents de santé habituels et courants pour se réserver tout ce qui est programmable, tout ce qui est prévisible , et finalement tout ce qui est gérable et rentable. Cette conception de la médecine , qui fait du malade un consommateur de médecine est combattue par beaucoup de praticiens hospitaliers et en particulier par les urgentistes qui pensent que la santé est un droit, qu'elle doit être gérée par le malade lui même, que tous les établissements hospitaliers ne se valent pas, que des structures de soins de qualité peuvent être proches de ceux qui ont besoin de soins et que cette proximité du service et du besoin fait partie de ce que l'on pourrait appeler une politique de civilisation. 
par mocekx
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Dimanche 30 décembre 2007
Il fut un temps où l'on pouvait donner 

Du temps au temps

Il fut un temps où l'on pouvait se donner 

Du bon temps

Il fut un temps où l'on pouvait consommer 

Des printemps

Où les heures se suivaient 

En dehors de tout temps

Où les ans s'envolaient

Bien au dela  des temps

Le temps a pris son temps

Pour user notre temps

Et nos ans ont suivi 

Cette courbe du temps

Et nous voila aux temps 

Où  l'on n'a plus de temps

Où nait la nostalgie

Du temps où l'on pouvait laisser

Du temps au temps
 
par mocekx
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Vendredi 28 décembre 2007
Le, dorénavant, ombrageux Dr Brown n'avait laissé échappé qu'une seule phrase depuis cet évènement: " aucun être qui s'en prendra à moi n'en sortira indemne" avait il glissé dans une conversation. De fait, et surement par des coïncidences extraordinaires, le nouveau patron de son ancien département scientifique avait plongé dans une piscine que l'on commençait à peine de remplir lors d'un voyage en Espagne, un de ses condisciples qui était soupçonné d'avoir été l'instigateur des manoeuvres qui furent à l'origne de son effacement trouva une fin tragique en essayant son fusil sous marin dans un bassin: le projectile rebondit sur la paroi et vint lui transpercer la poitrine, une jeune femme dont les propos avaient été méprisants ne put jamais avoir d'enfant pour des raisons médicales,telle autre a connu toutes sortes de mesaventures sentimentales avant de se suicider. Tout cela n'était pourtant que racontars ou aléas de la vie et ne pouvait être étayé par aucun élément de preuve. Seule la haine d'Elisabeth pouvait faire de ces spéculations l'édifice de sa vengeance. Le fait est que Brown persista dans un isolement relatif et toutes ses connaissances furent surprises par son mariage accéléré peu d'années plus tard. Nul ne sut le fin mot de l'histoire mais l'on persiffla sur cette union hative et supposée sans véritable amour car Hiéla était l'opposée d'Elaine. Brown ignora ces bavardages mondains  et se réfugia dans sa vie professionnelle avec un acharnement, une détermination et un talent qui lui firent une renommée régionale.On le croisait surtout aux spectacles de danse. Dans ces temps où il participait encore aux discusions amicales il parlait de la danse comme des accélérations créatives du mouvement permanent. Dans leurs apparences immobiles le moindre objet est en perpétuel mouvement.Assis sur une chaise nous nous déplaçons avec une vitesse que nous ne soupçonnons pas. La danse est là pour nous reveiller aux mouvements, elle est le symbole de ce que nous pouvons créer avec une palette de discontinuités, elle est le miroir de ce que nous pouvons exprimer par le mouvement dans le mouvement , elle la preuve élégante des possibilités de nos corps de décrire les formes les plus absolues de notre appréhension du mouvement. L'enthousiame de Brown pour la danse ne s'est jamais démenti même dans les moments les plus sombres. Il était un danseur hors pair et il dégageait une fluidité, une énergie , un souffle  qui faisaient l'admiration de ceux qui l'accompagnaient.
A SUIVRE
par mocekx
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Jeudi 27 décembre 2007
Ce qui se racontait sur Brown depuis plusieurs anées relevait de l'extraordinaire . Brown avait , disait on, été fiancé à une une jeune et très belle femme de la Touraine. Il en était passionnement amoureux, pour elle il avait sacrifié un certain nombre de perspectives de carrière mais sa joie de vivre, qui à cette époque était rayonnante n'en avait été aucunement affectée.L'homme était plaisant , sociable, de bonne compagnie, sportif , fétard, plein d'humour, généreux et particulièrement cultivé; rien n'échappait à sa curiosité, mais ce qui le passionnait le plus c'était la danse, toutes sortes de spectacles de danse, des ballets de toutes espèces aux danses de salon les plus diverses, en passant par les danses populaires les danses de rue. On le voyait trainer , comme un badaud devant les exhibitions de jeunes sur les trottoirs et il y entrainait sa nouvelle compagne. Celle ci  l'emmena donc dans son village et, là, l'hostilité des parents fut manifeste, palpable, definitive. Ils le lui firent savoir et s'opposèrent catégoriquement à leur mariage.Elaine , la fille, décida de passer outre, mais le charme était rompu et Brown fit trainer quelque peu les choses si bien que le couple s'effilocha au fil des semaines qui suivirent ce catastrophique contact. Bien plus, les parents ,devant l'obstination de leur fille, firent appel à un de ces sorciers, que la région abritait, qui se mit dans la tête de défaire ce que l'amour avait tissé. On ne sut jamais comment Brown eut connaissance de ce projet , mais son caractère changea du tout au tout , et lui le  compagnon agréable devint de plus en plus taciturne , de plus en plus renfermé sur lui même, de plus en plus évasif dans les conversations, comme si une préoccupation unique emplissait ses pensées,. On le sentait tourmenté , concentré sur un but , un voyage en dehors du temps. Ses amis ne le reconnaissaient plus, lui l'homme sociable, qui était prêt à manifester contre toutes les injustices faites aux hommes, lui qui était un des leaders de la lutte contre toutes les guerres coloniales, contre tous les impérialismes, se referma dans sa coquille et on préssentait qu'il luttait de toutes ses forces contre la montée, en lui, d'une irrésistible mysanthropie. Ce qu'on apprit par la suite c'est que le sorcier jeteur de sort fut rétrouvé le matin , mort à califourchon sur une chaise , avec dans les yeux toutes les frayeurs du monde, , le bras enraidi tendu vers une cloison , comme s'il en avait vu sortir une créature démoniaque , la langue était sortie de la bouche car la mort l'avait surpris en plein hurlement de terreur et ses sphincters n'avaient pas résisté . Quant aux parents d' Elaine ils étaient décédés rapidement , l'un d'un accident de tracteur , l'autre d'une leucemie aigue dans l'année qui suivit cette rencontre.Cette coïncidence allait frapper les habitants de la région qui se répandirent en rumeurs sur une éventuelle vengeance de Brown, ce qui revint aux oreilles d'Elisabeth. 

  A  SUIVRE
par mocekx
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Vendredi 23 novembre 2007
Tous ceux qui eurent connaissance des accusations d'Elisabeth crurent à un effet de sa grande douleur ou à la résurgence de son état dépressif. D'ailleurs pour lui faire abandonner ce genre de fantasmes une enquête fut diligentée discrètement sur l'emploi du temps de Brown et vingt confrères temoignèrent de sa présence à un enseignement universitaire qui s'acheva bien plus tard que l'heure présumée de l'accident. Pourtant aucune tentative de raisonnement ne fit varier la veuve de son intime conviction. Mais loin de se lamenter elle se prépara, car elle savait qui était le responsable de ses malheurs. Elle se souvenait très bien de ce diner, elle se rappela le malaise profond qu'elle avait ressenti dès qu'elle fut en face de ce médecin, elle se remémora ces regards an biais qu'il lui lançait , elle avait lu dans ses yeux d'acier l'extrème volonté de la posséder, de la désarmer, d'anéantir chez elle toute volonté de résister, de controler ses réactions et de la pousser cette conduite inconsciente qui avait été à la source de tous ces évènements.Elle décida donc de taire , de ne plus évoquer du tout cette douloureuse affaire, de faire semblant de se retirer du monde où jusqu'à présent elle avait baigné.La guerre elle la ménerait, seule, contre ce petit monsieur qui se croyait invincible et intouchable. Elle décida d'étudier tous les phénomènes paranormaux , d'aller consulter, là où il le fallait , tous les experts en la matière; pendant trois ans elle voyagea. Moscou et Kiev furent ces premières visites, des èvènements inexplicables y étaient relatés, elle fréquenta les cercles russes de sciences occultes, ce qu'elle y appris renforca encore sa détermination. On lui conseilla d'aller faire la connaissances des sorciers africains, elle découvrit les trois sortes de magie, noire, rose et blanche, elle vit apparaitre au cours de certaines séances de véritables lieux de chasse au cours de danses rituelles, toutes sortes d'attributs lui furent révélées, elle poursuivit sa quête en Haiti où des prètres vaudou lui enseignèrent le secret des transes, aux Antilles françaises les mystères des quimbois et autres sorts furent vite assimilés, en Australie elle fréquenta les religions ancestrales et leur cortège de croyances, en Amérique du Sud elle s'enfonça dans les régions ls plus reculées, dans la jungle amazonienne, sur les hauts plateaux toujours à la recherche d'hommes ayant du pouvoir sur les autres et sur les éléments, . Sa classification fut méticuleuse. Elle ,l'occidentale mondaine, découvrait des mondes inimaginables mais dont la réalité lui parut évidente.Elle pensa a ces sorciers des régions du centre de la France et lui revint en mémoire une histoire effrayante que l'on racontait à propos de Brown  A SUIVRE
par mocekx
ajouter un commentaire commentaires (15)    recommander
Vendredi 16 novembre 2007
Elisabeth présenta un etat d'abattement total; elle cessa d'écrire, ne voulut plus sortir, resta confinée dans sa chambre, avec des alternatives de crises de larmes et d'apathie totale; l'appétit vint à lui manquer, elle se désinteressa de tout, ne voulut voir personne, refusant toute invitation et toute vie sociale ce qui ne manquait de créer un certain nombre de problèmes à son époux dans sa vie relationnelle et professionnelle.Le professeur consulté diagnostiqua une dépression majeure , lui prescrit une médication des troubles de l'humeur et préconisa, lorsqu'elle en serait capable, une psychothérapie afin d'approfondir les raisons d'un état survenu si subitement. L'anti dépresseur sortit la malade de sa torpeur et germa , en elle, un méchant désir de vengeance. Ainsi ce qui n'avait été qu'un jeu pour Brown allait connaitre des développements douloureux. Elisabeth, dont l'époux s'inquiétait de l'état, se décida à lui parler. Mais loin de dire la vérité, elle accusa Brown de tentatives de séduction, de harcèlement , de comportements agressif et de menaces.Klin , qui avait gardé une rancoeur tenace pour ce petit médecin ne demanda qu'à la croire.Il le convoqua à son bureau, lui fit une scène épouvantable, lui prédit toutes sortes d'ennuis fiscaux et professionnels et le congédia comme un laquais. S'il avait été plus attentif il aurait vu rougeoyer la lame d'acier dans les yeux de son interlocuteur, dont la colère resta muette car il avait un sens certain de l'honneur qui lui interdisait de se defoncer sur Mme Klin. Le médecin eut les controles promis, il lui fut quasiment impossible pendant quelque temps d'exercer normalement son métier, mais il demeura coi et déterminé.Il fit face à cette situation embarrassante avec une solidité morale qui força l'admiration de ses proches, il ne se plaignit jamais, pas un mot de ressentiment ne sortit de ses lèvres. Il résista mais certains observateurs auraient pu apercevoir cette flamme de plus en plus impressionnalte qui brulait dans son regard. Quelque temps passa , et au retour d'une réunion officielle, un soir du début du printemps, pour une cause totalement imprévisible mais surtout sans raison particulière la voiture de Klin quitta la voie rapide, fit plusieurs tonneaux sur le bas coté,écrasant ses deux occupants, le chauffeur et le fonctionnaire. La désincarcération fut laborieuse , les deux hommes gravement blessés, mais ils respiraient encore. Le transport vers le CHU necessita un hélicoptère  mais pendant le transport Klin se mit a gonfler, son thorax prenait l'aspect d'un ballon, il respirait de plus en plus mal, il commença à se cyanoser; ce n'était le diagnostic qui préoccupait l'assistance médicale mais son traitement; il souffrait d'un emphysème sous cutané, lié probablement à une fracture de cote qui lui avait perforé un poumon. Tous les efforts qui furent effectués pour arréter sa progression  s'avérèrent vains et Klin mourut dans un désespoir conscient  de son asphyxie progressive. A part cette lésion particulière aucune des autres blessures ne se révéla fatale. Elisabeth accusa immédiatement Brown d'être le responsable de cet irremédiable accident  A SUIVRE
par mocekx
ajouter un commentaire commentaires (11)    recommander
Jeudi 15 novembre 2007
Cette enveloppe , Brown la mit immédiatement de côté pour en prendre connaissance à tête reposée.Il y avait chez lui , une préscience des évènements et il était conscient que ce pli n'était pas de bonne augure.Elisabeth était une personnalité officielle et toute entorse aux comportements serait épiée et ferait l'objet de rumeurs mal odorantes dans ce milieu avide de sujets de conversation de ce genre.Il continua tranquillement son cabinet , voyant son lot habituel de rhinopharyngites, de cardiopathies hypertensives, de diabétiques , de troubles de l'alimentation, d'hypocondriaques et de depressives. .Il s'efforçait d'être à l'écoute de tous,avec la même attention, avec des mots de réconfort, et surtout sa compétence. Son cabinet faisait partie des plus gros cabinets de la région et certains lui avaient même fait la réputation d'enlever les verrues par simple application des doigts. Mais ce sont les céphalées qui le passionnaient le plus et en particulier les migraines, pour lesquelles il avait inventé des cocktails et des attouchements dont l'efficacité fut reconnue. Sa matinée s'acheva laborieusement et, alors, il s'occupa de la lettre. Toute la passion d'Elisabeth s'y révélait.Le coup de foudre, le mystère des yeux de Brown, l'attirance physique irrésistible qu'il avait fait naître chez elle, le désir de lui appartenir, le vide que lui avait causé son départ, la fébrilité qui l'habitait dans l'attente de le revoir, tout était exposé dans une écriture elégante et large , régulière et singulière, tout sentait la détermination profonde de la femme décidée à jeter son dévolu sur l'objet de son amour soudain. Brown réflechit quelques instants, pencha la tête à droite et à gauche et il décida brusquement de ne donner aucune suite à cette missive. Cette décision allait entrainer toute une suite de conséquences dont le moins qu'on puisse dire est qu'elles ne furent pas heureuses.L'absence de réponse fut loin de décourager l'attaquante, les lettres se succéderent quotidiennement, les mots se firent plus violents , les suppliques et les menaces se sont succédées, l'imploration désespérée fut le dernier des arguments.Mais Brown se fit inflexible, le temps ne vit naître chez lui lui aucun signe d'attermoiement, sa ligne de conduite restait tracée, et il n'en dévia point. Alors la soupirante se fit mégère, ce sont des injures qu'il recevait dorénavant, des maledictions qu'on proférait et les pires tourments qu'on lui promettait, d'autant que l'expéditrice  l'accusait d'avoir fait d'elle une possédée Brown avait le pouvoir de savoir que toute cette affaire allait mal se terminer A SUIVRE
par mocekx
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Mercredi 14 novembre 2007
Mme Brown se présentait comme une très jolie femme ; certes son son côté poupée Barbie forçait quelque peu le trait, mais l 'agacement  venait de son habitude d'intervenir sur tous les sujets , surtout sur ceux qu'elle ne connaissait pas, ce qui  avait fini par lui faire  réputation. Ce soir là alors que le climat allait vers l'apaisement, elle prit abruptement le contrepoint de son époux. Les convives en conçurent une  profonde consternation; le propos tomba à plat mais alourdit quelque peu le silence prudent que l'intervention de Brown avait fait naître.Elisabeth jouait toujours de son charme en essayant de mobiliser l'attention par des petits gestes qui auraient pu paraitre anodins mais que  le principal destinataire n'ignora qu'en apparence;  cette relative indifférence eut pour conséquence d'exacerber la curiosité de sa vis àvis.Pourtant la rétine de Brown photographiait ses faits et gestes , la lame d'acier se fit miroir et Elisabeth crut un temps apercevoir les reflets des fantasmes du médecin. Les desserts et les digestifs furent à la hauteur du repas et l'Armagnac XO que le dr Brown , réchauffa dans son verre de cristal de Bohème, allumait des teintes ambrées qui enflamma son imagination. Il perdit son regard dans le verre et il devina la silhouette dénudée d'Elisabeth, et ouït la  longue plainte exhalée au bout des expressions corporelles interminables,  qu'il avait mis en scène pour elle. Une fois de plus Elisabeth fut atteinte par  le chuchottement. Le diner allait s'achever et le moment de prendre congé arriva ; froide fut la poignée de mains des deux protagonistes de la discussion sur l'Allemagne, provocateurs furent les yeux d'Elisabeth, cordiaux furent les au revoir des Kahn, un peu trop appuyés furent les remerciements de Mme Brown. Quant à son mari, le départ avait dissipé ses fantasmes, il répondit avec gentillesse aux questions de son épouse , il était de bonne humeur car il avait passé une excellente soirée, en bonne compagnie et pour lui c'était là l'essentiel. Ils habitaient une immense maison dans le village de son exercice, il rangea tranquillement sa voiture,  et pendant que sa femme entamait une longue séance de démaquillage et de soins du visage , étalé sur un canapé il écouta du Bach. Lorsqu'il monta se coucher, sa compagne était endormie , il se glissa en silence sous son édredon. La nuit fut courte et sans souvenir de rêve. Le matin le vit se presser pour se laver et s'habiller. Le petit déjeuner copieux et élégant avait été dressé par son épouse  Hiéla qui l'attendait à table. Ils conversèrent sur le temps et la pénible journée qui se profilait pour  le médecin , il  posa un léger baiser sur les lèvres de Hiéla avant de se rendrer à son cabinet. Dans le courrier que lui amena sa secrétaire , se détachait une enveloppe bleue ,non timbrée; il eut le pressentiment immédiat qu'Elisabeth avait fait des siennes

A SUIVRE
par mocekx
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander

Présentation

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus