Rémunération de l'auteur

Mercredi 11 février 2009

Le jour s’écoulait et  le crépuscule s’invita dans la pièce et dans l’humeur de Flag ; sans aucune raison apparente Flag s’obscurcit ; la journée avait été plate mais pas plus que d’habitude ; est ce le souvenir de sa mère qui effleura son inconscient, ou une des colères innocentes de son père qui adhéra à la membrane d’une cellule de ces structures mystérieuse de la mémoire ou c’est la mort de cette jeune et belle patiente, inéluctable dès le diagnostic, et dont il avait suivi l’inexorable cheminement, qui venait gratouiller son cortex mis à vif par le déroulement de sa vie. Arthur, son chat, avait instinctivement perçu son état d’esprit et lui qui se vautrait langoureusement sur les genoux de son maître se tenait loin lui car il pressentait qu’il allait se faire rembarrer brutalement. Donc son air maussade le conduisit à renouveler son verre d’Islay, whisky qu’il commandait à son beau frère. Le whisky était une passion de collectionneur et ses bouteilles étaient aussi nombreuses que précieuses ; il lui faisait quelques infidélités avec du bourbon quand se présentait un amateur de ce breuvage. Il faut reconnaître à Flag, une science certaine des alcools de tous genres y compris le vin  et sa cave était sûrement une des meilleures de la région. Rester seul, dans son boudoir à écouter de la musique, un verre à la main, est un des rares plaisirs de Flag, dont le goût pour la solitude avait eu raison de ses meilleurs amis. Il recevait pourtant mais le repas était préparé, chez lui, par une de ses relations, remarquable cuisinier, à qui il laissait carte blanche, en fonction de ses invités et de leurs préférences culinaires. Flag était un divorcé, en pleine quarantaine, dont les deux enfants poursuivaient des études couteuses et l’ex épouse avait hérité d’une confortable pension alimentaire. Une grande partie de l’irritabilité de Flag prenait sa source dans cette obligation. Flag était loin d’être  dans le besoin mais détestait donner aux autres. Son père avait été un éditeur en vue de la place de Paris qui avait connu les peintres les plus importants de sa génération et Flag avait hérité d’une fortune conséquente dont il ne profitait qu’avec parcimonie. Il pouvait pourtant se montrer généreux mais cette attitude lui demandait de sortir de sa gangue et l’alcool était un bon intermédiaire. Non Flag n’était pas avare mais il avait une peur paralysante de se trouver démuni ; un autre trait de son caractère, qui peut être catalogué comme défaut, était un orgueil démesuré, que ses fonctions importantes avaient majoré et qui le conduisait souvent à être inutilement cassant et sans égards avec ses subordonnés et désinvolte avec ses semblables. Il faisait tout pour être en vue ce qui lui causaient bien des inimitiés

A SUIVRE

Par mocekx
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Mardi 16 décembre 2008

Cette bibliothèque est le lieu où j’ai passé le meilleur de mon temps ces dix dernières années, continua Séfi ; si tu prends la peine d’examiner les titres dans leur temporalité, tu t’apercevras rapidement que ce sont les années de ta vie depuis notre séparation ; car j’ai vécu avec toi tout au long de mon existence ; tous ces bouquins sont ceux que tu as lus ou que tu as consultés pour tes études ; je sais qu’elles ont été brillantes mais combien insuffisantes à mes yeux ; tu étais destiné à des avenirs bien plus prometteurs si ton orgueil et ta méfiance ne t’avaient  fait refuser les petits compromis que l’on te proposait ; tu es encore persuadé qu’il s’agissait d’honnêteté intellectuelle alors qu’il était question de ta place dans la société et du service que tu pouvais rendre aux autres. Tu as manqué non seulement d’ambition mais de lucidité ; tu es resté en deçà de tes possibilités, de tes capacités sans autres excuses que ta blessure originelle. Moi, mon amour pour toi , cette bibliothèque en fait preuve, est indemne ; j’ai lu ce que tu lisais, j’ai étudié ce que tu étudiais, j’ai écrit ce que tu écrivais ; chacune des lignes de tous ces ouvrages est une déclaration d’amour ; je ne me suis jamais ennuyé avec toi ; tu étais l’unique, l’homme , non seulement de ma vie, mais l’homme tout court celui dont je n’ai jamais oublié les heures passionnantes que nous avions vécues et qui ont suffi à me remplir la vie. Bien entendu, j’ai eu des aventures dont la mièvrerie  m’ont conforté dans mon opinion que j’étais la femme d’un seul homme : toi . C’est pourquoi tu es là aujourd’hui. Car la seule question existentielle que tu t’es posée tout au long de ta vie est « pourquoi est elle partie? » car tu savais que l’excuse de la passion affadie était pur prétexte ; tu te sentais  capable de  satisfaire toute  ma vie et moi aussi.  Alors, je te dois la vérité alors que mon existence arrive au bout de son chemin : je me suis enfuie pour une seule raison, pour un seul mot « Navier ». . Navier c’est le nom de notre arrière grand père commun, car même si je porte le nom de ma mère, je suis la petite fille de Canage, le béké qui a fait des enfants à Dine, la sœur de ta grand-mère ; c’est mon père qui me l’a appris l’avant-veille de notre rupture et lorsque l’on connaît les ravages qu’avait fait la consanguinité dans notre famille je n’ai pas voulu te priver de descendance et je considère, encore aujourd'hui, que j’ai pris la bonne décision. Guam sentit le noir l’envahir progressivement ; au fond du trou se détachait le fichu d’esclave de son arrière grand-mère ; Passèrent, dans l'espace temps, comme un éclair, les chevaux de son père. Guam sut instantanément ce qu’il était venir faire sur l’île : obtenir d' Hades la main de sa fille. Il s’affaissa lentement sur le sol. Le soleil envoyait ses rayons miroiter sur les facettes des deux mers. Une belle journée en vérité pour un mariage posthume
http://fr.youtube.com/watch?v=SmmK4LGO-H8!

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Mardi 16 décembre 2008

Lorsque Guam frappa à la porte d’entrée, celle-ci  s’ouvrit sur un visage anonyme, impersonnel et sans relief. Ce genre de personne que l’on qualifie d’auxiliaire de vie et qui, en réalité, a pour fonction de vous accompagner vers la mort. Mr Guam, je suppose ? Entrez, Melle Guilly vous attend! Il y avait dans sa voix « un je ne quoi » d’impératif  et d’hostile. Guam la suivit docilement dans une vaste antichambre meublée d’essences rares, dont l’origine sud américaine était évidente. Au mur des photos, en nombre impressionnant, d’amérindiens de tous pays et de tribus amazoniennes. Dans les vitrines, des collections d’objets d’art que Guam n’eut aucune peine à identifier et qui traduisaient une véritable passion pour ce continent qui avait vu naître la propriétaire des lieux. Séfi  se tenait droite dans la pièce attenante, appuyée sur une canne. Narquoise, elle interpella Guam « alors on n’a pu s’empêcher de monter la côte, comme si, à ton âge, tu avais quelque chose à te prouver » Guam s’approcha ; Séfi avait gardé de sa jeunesse le regard profond et inquisiteur et les lèvres particulièrement sensuelles ; tout le reste n’était que souffrance : les tempes turgescentes, les tics du visage, les bras décharnés, les épaules tombantes, la maigreur extrême. Guam se rendit compte de l’effort surhumain que la station debout lui réclamait ; il l’étreignit longuement en la  soutenant autant qu’il le pouvait puis il l’aida à s’asseoir sur son fauteuil, le souffle un peu court ; le fauteuil était proche d’un lit caraïbe à baldaquin garni d’une grande moustiquaire. En dehors du lit, une immense bibliothèque occupait le reste de la pièce ; une multitude d’ouvrages de tout genre, de toutes matières, d’auteurs innombrables étaient rangées avec minutie ; les tranches reliées, aux titres dorés se suivaient dans un ordre que Guam eut du mal à déterminer mais qu’il réussit à découvrir après examen. Ces livres avaient été placés par années d’acquisition ce qui ne facilitait pas leur compilation. Mais il n’eut pas le temps de s’interroger longuement sur la finalité d’une telle disposition. Séfi débuta un long monologue «  cette bibliothèque, c’est toi, lui dit elle, en tout cas ce que tu es devenu ; moi, je n’ai pas cessé de te connaître, je t’ai suivi pas à pas, je t’ai accompagné tous les jours. Je sais bien que tu t’es marié, que tu as eu des enfants, que tu as divorcé ; ce sont des évènements habituels dans la vie d’un homme , mais qui étaient inévitables chez un personnage comme le tien, toujours sur ses gardes, retenant ses élans, ne supportant aucune contrariété, toujours bridé par le sentiment d’avoir été trahi une fois et d’avoir à l’éviter dorénavant…….

  http://fr.youtube.com/watch?v=vFTp2O0ywyw

A SUIVRE

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Jeudi 11 décembre 2008

Sefi était une mulâtresse aux yeux amandes, marrons tirant au vert: oh pas une de les mijaurées de la ville, chichiteuse, minaudeuse, aguicheuse de bons partis, piégeuse d'une vie bourgeoise, convenue avec l'accord de parents commerçants, fonctionnaires de bon rang, membres de professions libérales, dont le bovarisme allait se faire jour dans une dizaine ou quinzaine d'années, sucreries parfumées pour hommes sans caractère dont la personnalité allait se déliter dans l'air du temps. Pas non plus, une de ces  jolies femmes aux tenues affriolantes collectionneuse de beaux garçons, assidues des cocktails et réceptions mondaines dont les hommes se servaient comme amuse gueule, avant le plat de consistance que constituait un beau mariage; d'ailleurs ces femmes n'en avaient que faire de ces beaux gosses aux ardeurs doucereuses qui se croyaient les amants du siècle; ils n'étaient que des clones de tous ceux qui les avaient précédés; elles épouseraient, plus tard, des cinquantenaires fortunés qui leur fourniraient les moyens de continuer à frimer. Non, Séfi, était " brute de coffrage ",un pillier de cathédrale, le côté solide de la force, l'état sauvage non maitrisable, le cabri qui saute de rocher en rocher, la jument parcourant la savane en la sonorisant de ses ruades joyeuses, le serpent qui se glisse dans les lianes et les sous-bois, le léopard qui, de son monticule protecteur, s'offre le choix des proies. Mais surtout Séfi était l'amour tendresse, l'amour plaisir, l'amour provoquant et impudique, l'amour implorant et exigeant, l'amour nu et sans malice, sans autre projet que celui de vivre l'instant. Un an et demi de vie commune que Guam avait tenu en respect dans sa mémoire et qui venait le fouetter douloureusement: un amour sans nuage, un amour fusionnel malgré les orages inévitables de la passion. Jusqu'à ce matin là, à jamais gravé dans sa mémoire. Séfi n'était seulement son amante , c'était son directeur de conscience, son exemple dans ses études, son encyclopédie vivante; rien n'échappait à sa curiosité et Guam lui vouait une admiration sans borne; Séfi lui avait bien avoué qu'elle était la fille d'Hades et de la nuit, qu'elle était une créature infernale qui vous dégoûterait à jamais de la fadeur du Paradis, mais, pour lui, le coup fut imprévisible. Un matin , identique à tous les autres, elle lui assena tout de go : je te quitte, je ne veux pas devenir une amante d'habitude, une de ses femmes à qui l'on passe la main dans le dos, sur le front de laquelle on dépose un baiser indifférent, une femme de tous les jours. Ce que l'on a vécu fut trop fort pour être gâché par le temps. Les larmes lui coulaient sur les joues mais sa décision, Guam  le comprit immédiatement, était définitive. Guam se sentit projeté dans ce bain de boue habituel des stations de cure; et c'est cette gangue qui, en séchant, continuait à l'enserrer . Il avait plongé dans ce purgatoire infini, univers désert et sans espoir; situé aux limites de deux temps indéfinis.
http://fr.youtube.com/watch?v=62BThrVn-5I
A SUIVRE......

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Mardi 9 décembre 2008

L’habitation de Séfi se dressait au sommet d’un morne et son architecture était  celle d’une maison coloniale : rez de chaussée plantureux entourée d’une véranda périphérique et un   étage à peine moins grand , le tout surmonté d’un toiture rouge dont le fibrociment et les tôles synthétique permettaient une meilleure isolation ; les murs blancs s’agrémentaient de portes et fenêtres à persiennes dont l’implantation avait pour objectif  la circulation des vents pour une climatisation naturelle.

Les volets qui leur étaient assujettis ne se fermaient qu’en cas de cyclone ou de vents violents. Le jardin immense s’ornaient de plantes tropicales variées et colorées dont les variances  et les nuances étaient infinies..Guam avait un faible pour les hibiscus, les fleurs de balisier et les anthurium, mais dont de nombreux parterres se parsemaient de plantes aux noms  surprenants, burlesques et érotiques. Sefi avait du gout et elle l’exposait au visiteurs.. cette maison respirait à la fois la joie de vivre et la sérénité ; balancelles blanches, salon de jardin dont les éléments étaient éparpillée sur une pelouse impeccablement entretenue, baobabs entretenant l’ombre, bambous chantant sous le vent, manguiers, quénettiers, cerisiers, sapotillers, grenadiers géants,  papayers, cocotiers dispersaient leur grande taille comme autant de témoins de la grande activité de leur propriétaire. Quelle femme allait il trouver, Guam avait du mal à l’imaginer ; il avait suivi sa trajectoire pendant quelques années après leur rupture et était au courant de ses brillantes études, puis elle avait disparu comme diplomate dans plusieurs états sud américains. Guam s’en voulait de l’avoir perdu de vue mais il était ainsi, il ne se retournait jamais sur le passé et celui-ci était particulièrement douloureux ; L’habitation se situait sur un promontoire dont le panorama splendide se déroulait sous les yeux ; d’un coté la Caraïbe voluptueuse et sensuelle aux pieds des flamboyants rouges de pudeur de l’autre l’Atlantique ombrageux et susceptible surmonté de falaises abruptes que gardait une armée de fougères arborescentes jouant les sentinelles farouches et menaçantes. Guam ne put s’empêcher de penser que ces lieux évoquaient irrésistiblement la jeune femme qu’il avait connue. Une bouffée de nostalgie le surprit au milieu de ses réflexions. Ce corps de femme dans la spontanéïté  de ses dix huit ans, ce mélange explosif de violence, de puissance et de tendresse ; ce regard noir qui avait la capacité de s’éclairer d’une douceur provocatrice, ses cuisses de sportive accomplie qui vous enserraient les reins dans des accès de passion furieuse, ses lèvres lippues qui vous aspiraient pour des baisers qui vous suçaient le cœur ; ses seins dressés comme des défenses qu’elle savait rétracter quand elle collait contre vous avec des hanches et le bassin d’une pieuvre pour une étreinte impromptue et triomphante, pour une culbute au delà du plaisir, pour un interminable orgasme rugissant de lionne satisfaite.

 

A SUIVRE…..

Par mocekx
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Mardi 9 décembre 2008

Guam montait difficilement la côte qui le menait chez Séfi ; il avait le souffle court et une crispation l’angle de la mâchoire gauche interrompait de temps en temps sa progression. L’île avait profondément changé, elle était dans son ensemble devenue une véritable agglomération, tant l’habitat était dispersé, ce qui ne manquait pas de poser de gros problèmes de circulation. Heureusement Guam n’avait, cette fois, pas de visite à rendre à la parentèle périphérique et hors d’âge ; Ces visites n’avaient pas, à proprement parler, le caractère d’une corvée mais il devait leur consacrer un temps infini, d’autant que son séjour était généralement bref et bien occupé. Il en faisait, pourtant, un devoir tant  ses vieux parents lui montraient leur satisfaction ; d’ailleurs il était leur interlocuteur le plus assidu malgré son éloignement à des milliers de kilomètres. Leur isolement, souvent dans des lieux superbes mais d’un accès difficile, les rendait particulièrement bavards. Ainsi Nome, cousin approximatif du coté paternel lui servait de mémorialiste de l’adolescence et de la jeunesse de son père. Cet homme qu’il avait connu si inflexible dans l’éducation de ses enfants avait eu une jeunesse tumultueuse alors qu’il parcourait la campagne à cheval, séduisant, au passage, les adolescentes admiratives de ce cavalier si élégant. De nombreuses anecdotes sur sa famille lui avaient été contées et il pu reconstituer un passé inconnu. Ainsi, il apprit que Dine, la sœur de sa grand-mère dont il croyait connaître les enfants avait eu deux fils avec le béké du coin, un certain Canage, qui s’était chargé de leur éducation  et dont les demi frères n’avaient jamais eu de nouvelles. De telles révélations étaient légions et elles avaient bâti, dans l’inconscience de Guam, toute une légende familiale.

Mais Guam était venu, cette fois, à la demande expresse de Séfi, qu’il n’avait pas revue depuis cinquante ans, depuis leur douloureuse séparation ; elle lui avait recommandé de ne plus jamais chercher à la revoir mais l’avait averti, qu’au moment voulu, c’est elle qui lui donnerait signe de vie. Guam savait que Séfi souffrait d’un cancer terminal mais il avait respecté sa volonté de ne plus la revoir ; pourtant, plusieurs fois, il eu la tentation de violer son engagement mais il n’en eu jamais l’audace. L’orgueil, la prudence et le respect de l’autre avait, en quelque sorte, rigidifié son existence ; il s’en était toujours rendu compte mais n’avait jamais pu se débarrasser de ce corset qui l’avait emprisonné dans une respectabilité sans relief. Guam avait tout réussi sauf sa vie. Peut être ce jugement était il sévère mais à l’automne de son existence, son regard sur le passé était particulièrement critique. Certes le but qu’il s’était fixé, il l’avait atteint : avoir une connaissance élémentaire de tout son environnement. Pour cela il avait déployé des trésors d’énergie et d’imagination, étudié des heures, parcouru tous les livres et manuels possibles et les avaient assimilés; il était entré en littérature comme on entre dans les ordres, il avait obtenu deux doctorats scientifiques et avait été doctorant en philosophie ; c’est d’ailleurs avant de passer cette dernière thèse qu’il s’aperçut de la vanité de son projet : l’accumulation de connaissances. Le bonheur ne se trouve pas dans l’analyse mais dans la faculté de le cultiver à partir du point de départ qui se trouve dans les profondeurs de votre être et il était passé à coté de cette minuscule vérité. Cet enchainement d’imprévus, de chûtes, d’égarements, de méfaits, de violences, de remords, de rébellion, d’exaltation, de mortification, d’insécurité, de stupeur, tout ce qui donne à l’avenir des contours incertains, tout ce qui nous vaut l’étonnement de chaque matin et le bonheur de vivre encore une journée. Mais dans ce jour qui naissait, dans le soleil qui incendiait l’horizon caraïbe, alors qu’il allait retrouver l’amante mourante de sa jeunesse cette révélation lui sauta au visage.et une morsure lui vrilla la poitrine.  
http://fr.youtube.com/watch?v=uFRUK2SVeQc
A SUIVRE...........

   

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Samedi 25 octobre 2008

Il n'était nul besoin d'être un grand clerc pour s'apercevoir que depuis quelques décennies l'économie marchait sur la tête; en transferrant massivement la plus grande partie du PIB du travail vers le capital, les financiers tuaient la poule aux oeufs d'or Car les consommateurs les plus nombreux venaient du monde du travail; en diminuant drastiquement leur pouvoir d'achat  en encalaminant leur revenus, en précarisant leur situation ils devaient s'attendre à un chûte de la consommation, moteur majeur de la croissance.Certes le recours au crédit, donc à l'endettement pouvait retarder la crise, cette forme de consommation par les intérêts qui lui étaient inhérents réduisait, certes de façon différée, les revenus disponibles. Cette politique de l'endettement à outrance ne pouvvait conduire qu'à la catastrophe d'aujourd'hui. Des astuces ont certes jailli d'imagination fécondes, telles les subprimes, prêts hypothécaires à bas taux spéculant sur la valorisation du bien hypothéqué, mais aucune échelle ne monte jusqu'au ciel, et malgré la dissémination des risques par toutes sortes d'outils financiers, tels la titrisation, la chûte finale n'était qu'une chronique annoncée. On voit donc que la crise financière n'est que la conséquence de mauvaix choix politiques, dont Reagan et Tacher furent les instigateurs, suivi par tout le personnel politique d'obédience libérale. Elle est aussi une crise sociale car elle plonge dans la misère et dans l'angoisse la totalité des peuples de la planète. Elle est une crise économique, car en injectant dans le tonneau sans fonds de la finance des centaines de milliards d'euros, sans venir en aide à ceux quisont déja touchés et sans politique de relance rien ne sera résolu et nous serons toujours soumis à la déraison ou à l'émotion des financiers. C'est une crise industriellle car ceux qui ont délocalisé à tour de bras, faisant fabriquer ailleurs ce qui se consommait ici ont privé de ressources leurs éventuels clients. C'est une crise commerciale internationale, car des petits malins d'investisseurs ont cru que les pays émergeants pourraient tirer la croissance ils ont tout simplement oublié que faute de consommation intérieure, et avec la pression sur leur propres salaires leur atteinte pourrait être aussi profonde que la notre. C'est une crise écologique car la recherche de la rentabilité à tout prix a conduit notre planète au bord de l'asphyxie Cest donc une crise globale du système capitaliste.Alors comment sauver le marché sans laisser la bride sur le cou au libéralisme économique ? Non seulement par une régulation économique, mais par une régulation industrielle en limitant les délocalisations, par une régulation sociale en augmentant la part du travail dans le PIB,une régulation commerciale en imposant des règles de commerce équitables, une régulation écologique en imposant des règles de développement durable; Seul un état fort peut imposer une telle politique. Il faut donc arréter de le  détricoter comme le fait actuellemnt notre gouvernemnt. L'état a besoin d'éffectifs pour contenir et controler les dérives financières, pour former, éduquer les citoyens, pour assurer leur sécurité, pour garantir la justice sociale ! Seul un nul peut sortir de telles élucubrations mais je les assume.

Par mocekx
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Jeudi 23 octobre 2008
Les produits dérivés n'ont pas toujours mérité l'opprobe dont ils sont victimes aujourd'hui; ils ont longtemps permis un développement du commerce international, un accroissement multiplicateur de l'économie mondiale, une facilitation de l'accession à la propriété. Mais l'essence même du capitalisme est la rentabilité, et, pour ceux qui croientt à la possibité de sa moralisation, une  rentabilité sans scrupule. Pour arriver à ses fins, le capitalisme financier a crée une ingenierie de plus en plus sophistiquée  pour, d'une part,  échapper à la régulation, d'autre part, pour effacer tout risque éventuel. Je ne vous citerai pas tous les produits ainsi inventés mais quelques uns sont tombés dans le domaine public et nous avons tous entendu parler de titrisation, de subprime, de levier, de hedge funds, de fonds souverains, de vente à découvert ect..tout un arsenal destiné à disseminer les risques et à déresponsabiliser les organismes financiers; de nombeux organismes se tenant les uns les autres, tel un serpent qui se mord la queue, agences de notation, compagnies de réassurance et quelques autres sont là pour se valider les uns les autres et fournir de la crédibilité. Ce labyrinthe est particulièrement ténébreux et permet de déconnecter ce capital financier de l'économie rélle, les facteurs de l'investissement n'étant plus la création de richesses mais le ratio de rendement et le gommage des différences entre capitaux propres et capitaux d'emprunt qui sont la résultante d'instruments mathématiques adéquats.Le seul problèmec'est qu'à force de créer des richesses virtuelles sans aucun substrat économique, on a crée une bulle c'est à dire une structure vide. Le destin de toute bulle, comme le savent tous les gamins c'est d'éclater. Le comportement des financiers relève de l'addictologie. A force de jouer et de gagner ils ont fini par perdre le sens des réalités et l'éclatement de la bulle en a surpris plus d'un, d'où l'appel angoissé et urgent à l'état c'est à dire à notre portefeuilles avec l'appui des autorités politiques de tous bords. Il est des conversions rapides qui sont autant d'aveux d'un manque de lucidité mais il en est d'autres qui sont à mettre sur le compte de la seule habileté et de la ruse. En pointant du doigt les excès du capitalisme financier, l'on détourne l'attention de la crise globale du capitalisme et du libéralisme dont l'idéologie princeps est la rénumération du capital,  cette idéologie n'étant susceptible d'aucune moralisation. Demander à un loup d'épargner la chèvre est aussi incongru que de demander à un libéral de refréner ses désirs de profits. Sans mettre en question la nécessité du marché ne pourrait on pas faire une critique plus approfondie d'un système qui nous a conduit à la situation où nous sommes aujourd'hui? Seul un nul peut poser une telle question! A SUIVRE......
Par mocekx
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Mercredi 22 octobre 2008
Un paysan de mon village me confiait récemment : "ils sont forts, ces financiers,pour arriver à faire du blé avec du vent". Il faisait partie, ce brave homme, de de ces cohortes de citoyens que l'on va mettre à contribution et qui sont considérés comme des incorrigibles nuls pour lesquels des spécialistes, doctes et mystérieux,s'attachent à faire de grands efforts de pédagogie pour leur faire avaler des couleuvres.
Ce qui a de commun dans une bulle, qu'elle soit "savonnière" ou financière c'est le peu de matière qui la compose, la bulle financière ayant comme caractéristique d'avoir vu sa matière victime d'une pompe à finances pour aboutir, au mieux, dans la poche d'argousins, au pire, dans des paradis fiscaux que l'on fait semblant de dénoncer actuellement mais que l'on a, très complaisamment tolérés pendant une éternité, ce qui est la norme pour ce genre de lieux. La bulle a , entre autres avantages, une forme géométrique harmonieuse résultante d'une mathématique financière aux algorythmes secrets sortis de l'imagination féconde de circumvolutions corticalesde petits génies dont les sites écologiques n'ont rien de commun avec ceux des nuls et des moins nuls. Quand vous voyez un de ces économistes distingués venir vous expliquer la crise et sa possible évolution, vous pouvez, alors, vous chercher un verre car, comme nous, il n'y comprend rien et vous pouvez vérifier, le lendemain, combien ses prévisions sont contredites per les réalités, ce qui ne l'empêche pas de vous en fournir une autre toute aussi fausse que la précédente.
Au fait, les idéologues libéraux ont la foi chevillée à l'âme et font peu de cas de la réalité qui met en déroute leurs théories et ébranle leur lucidité. Il faut reconnaitre que certains ont mis en place une ligne de défense habile qui consiste à nier la globaliité de la crise pour la saucissonner en tranches coupables et non coupables; c'est assez amusant de la part d'un personnel politique et financier tout acquis à la globalisation de l'économie. Il y a donc un coupable "le capitalisme financier" sur lequel on crie haro aujourd'hui mais qui , tout recemment encore, faisait l'objet d'éloges dithyrambiqueset que l'on nous proposait en exemple pour assurer nos retraites. Il est vrai qu'il vaut mieux, pour certains, une analyse superficielle, braquant les projecteurs sur la partie la plus évidente de la crise pour masquer la responsabilité de tout un système et faire avaler au chaland la pillule de ces centaines de milliards venant au secours des banques et des plus riches quand on a eu tant de difficultés pour trouver quelque sou pour les miséreux, les malades et les mal chanceux. Des coupables sont montés du doigt, des sanctions sont requises, mais il ne s'agit point, rassurez vous messieurs, de tribunaux de salut public, mais comme on l'a vu pour la "Caisse d'Epargne" d'un jeu de chaises musicales où vos intérêts sont préservés! Personne en vérité ne veut la mort du pêcheur! 
 Mais comme tout bon berger , il faut revenir à nos moutons et il est vrai que nos financiers ont fait leur laine sur des produits dérivés, objets mathématiques crées par des genies désincarnés;;;;; A SUIVRE....
Par mocekx
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Samedi 19 janvier 2008
La démagogie a de beaux jours devant elle ; un nouveau mot vient d'entrer dans son coeur de chauffe : les quotas. Aujourd'hui le président de la république s'est refait un degré de popularité auprès des pêcheurs en demandant la révision des quotas de pêche. Avant d'en arriver à mon argumentation , je voudrais signaler cela fait des années que tous les mois de Décembre cette question est débattue dans le cadre d'une réunion des ministres européens de la pêche et que les différents quotas avaient fait l'objet d'un compromis adopté par tous y compris par la France ; un mois après remettre cette solution en question c'est faire preuve d'un opportunisme qui, en l'occurence, s'oppose à la responsabilité. Faire semblant de croire qu'il s'agit d'un face à face entre scientifiques et pêcheurs alors qu'il s'agit de la préservation d'une ressource indispensable , c'est aussi contribuer à une déresponsabilisation. Le Grenelle de l'environnement avait pour but de créer , dans notre pays , les conditions d'un développement durable. La préservation des ressources épuisables de la nature fait partie de ce developpement durable et l'on sait que le protagoniste essentiel des resources marines est la "surpêche" et le suréquipement en moyens de pêche. Faire croire à une profession, quelle qu'elle soit, qu'on va la sauver  en faisant disparaitre la raison même de cette profession , c'est faire preuve , pour le moins d'une méconnaissance. Supprimons les quotas et dans peu d'années les pêcheurs ne seront plus que des navigateurs désoeuvrés qui n'auront que leurs yeux pour pleurer et leurs poings à ronger pour avoir mordu à l'hameçon de la démagogie
D'autres quotas ont fait parler d'eux ces temps derniers , ce sont les quotas d'immigration
. Cette politique , essentiellement répressive est camouflée sous le vocable d'immigration choisie . Il s'agit de d'admettre sur notre territoire ceux dont notre économie est demandeuse, au fait  ceux dont le besoin d'émigrer est le moins évident. En dehors de ce critère, on ne peut que se demander si d'autres ne sont pas dissimulés, à savoir critères ethniques, religieux,géographiques. Outre que ces critères dissimulés sont contraires aux droits de l'homme ,ils favorisent, contrairement à la prétention politicienne , l'immigration clandestine. Quand des hommes sont prêts à affronter tous les dangers y compris la mort pour échapper à leurs conditions misérables , ce ne sont pas des lois de prévention contre la contagion exotique qui vont les retenir. Si l'on tient compte uniquement du critère retenu , cette politique consiste à priver les pays les plus pauvres des facteurs humains de leur développement. Quand on voit la condescendance avec laquelle on a pu traiter certains pays africains , en particulier lors du discours de Dakar et lors de l'affaire de l'Arche de Zoe , on doute fortement qu'il pourrait s'agir de négociations d'égal à égal.; Ces quotas consistent donc à dresser une muraille de verre entre pays riches et pays pauvres ; je prends le pari qu'elle ne résistera pas à la pression démographique.
Par mocekx
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